Capitaine de Frégate Cyrille Serge ATONFACK GUEMO Chef de Division de la Communication / MINDEF

Cameroun - Honneur et Fidélité : Républicains et Patriotes, pensons le Cameroun autrement

Editorial du Samedi 05 décembre 2020

Covid-19 : Fausses prédictions des experts ès eschatologie africaine

Apparue quelque part en Extrême-Orient fin 2019, la pandémie du coronavirus aura servi de révélateur au grand public, des souterraines collusions entre les cercles scientifiques, les firmes pharmaceutiques, les milieux d’affaires, les cercles politiques et les médias, dans la gestion de la crise, la mise au point, la certification et la mise à disposition des produits médicamenteux.

Si un fragile consensus s’est formé autour du point de départ de la maladie, rien jusqu’ici n’est venu étayer son mode de transmission à l’homme, pangolin, chauve-souris, hérisson et autres rat-palmiste ayant été soupçonnés d’en être les vecteurs, dans un drôle de postulat toujours en attente de justificatifs.

Au rythme des palinodies parfois burlesques notées dans les déclarations des scientifiques de renommée internationale, à la fréquence élevée des valses-hésitations enregistrées dans l’application des mesures restrictives de l’activité sociale, au boucan des désobligeantes et dangereuses chamailleries autour des traitements à administrer aux victimes du coronavirus, le commun des mortels a fini par subodorer un rien d’insolite dans l’affaire COVID. D’ailleurs, les tentatives d’imposition du remdesivir, hors de portée du plus grand nombre, aux dépens de la bonne vieille hydroxychloroquine, accessible à tous, ont épaissi le voile de suspicion qui plane encore sur l’origine réelle de la pandémie.

D’un autre côté, et si l’on s’en tient au système mondial de lutte contre les pandémies, celle du coronavirus aurait dû susciter une réaction en chaîne, en termes de mutualisation des moyens de la riposte, et de générosité dans la répartition de la ressource. Mais ça, c’était avant !!!

L’on aura plutôt assisté à la montée vertigineuse d’une sorte de mondialisation de l’individualisme sanitaire, des gouvernements se mettant, à coups de montants faramineux, en posture de confiscation de la production pharmaceutique, après s’être âprement disputé les taux d’efficacité de leurs vaccins respectifs, ceci après s’être perfidement battus pour l’accaparement des stocks de masques.

Autre preuve que les enjeux de la lutte contre le coronavirus sont loin de se circonscrire au seul domaine sanitaire, les grammairiens, lexicographes, sémanticiens et sémioticiens ne parviennent toujours pas à se mettre d’accord sur la nature de l’article devant déterminer le genre du mal. Moralité, COVID-19 se décline indifféremment au masculin comme au féminin, question de ne léser personne.

En dressant le bilan humain de la pandémie, l’on s’aperçoit qu’avec cinquante un mille décès sur un milliard trois cents millions d’habitants, l’Afrique présente le taux de mortalité le moins élevé de tous les continents.

Les premiers surpris par cette performance digne d’éloges sont les africains eux-mêmes, présentés comme une espèce en voie d’extinction par les plus savantes prédictions. Les loges médiatiques auront tant et si bien forcé sur le trait, que l’on verra une curieuse vague migratoire d’africains quittant leur continent maudit, pour trouver refuge sous des cieux réputés immunisés contre le coronavirus.

Et que dire de ces personnels soignants africains qui déclaraient leurs fatigue et désespoir sur des antennes des médias étrangers, tout simplement parce qu’ils avaient entendu que sous d’autres cieux, les services sanitaires supposément mieux équipés que les nôtres étaient débordés, et leurs personnels désespérés.

Dans cette ambiance d’afro-pessimisme teintée de condescendance, seuls quelques courageux osaient mettre en exergue, les mesures prises par nos pouvoirs publics, ainsi que l’esprit civique des africains.

La suite de l’histoire, on la connait. Mais le temps n’est pas à la jubilation. En effet, il n’est pas déraisonné de penser que l’une des multiples mutations du coronavirus puisse particulièrement cibler le génome africain, lui dont le système immunitaire déjoue de manière tout à fait étonnante, et les astuces du microbe, et les prédictions des experts ès eschatologie africaine.

Le temps n’est surtout pas à la jubilation, au moment où l’on annonce une deuxième, voire une troisième vague de la pandémie, sans qu’il soit dit si ces manifestations à répétition sont naturelles ou provoquées par l’homme. Autant rester sur ses gardes, la guerre d’usure étant désormais déclarée entre l’animalcule viral et les populations africaines, et c’est à qui fera montre de la plus grande résilience.

Donc, tout en continuant d’être reconnaissants au soleil de nous brûler la peau en même temps qu’il grille le virus, disons-le ainsi, et en attendant la montée en puissance et l’homologation internationale d’une thérapeutique anti-COVID d’origine africaine, ce qui du reste serait un pas important vers l’indépendance sanitaire du continent, le respect consciencieux et volontariste des mesures-barrières demeure notre meilleur moyen de survie.

L’Afrique dit ‘’Halte au COVID-19’’ !

Le Cameroun dit ‘’Halte au COVID-19’’ !

Capitaine de Frégate Cyrille Serge ATONFACK GUEMO Chef de Division de la Communication / MINDEF Tweeter : twitter.com/mindef_cm Facebook : www.facebook.com/mindefcameroun/ Youtube : Ministère de la Défense du Cameroun Web : www.mindef-online.cm

Odile Pahai

Journaliste Web +(237) 699 91 54 64

Odile Pahai