Pr Shanda Tonme, Président du MPDR, Médiateur Universel

Cameroun - Trafic illicite : Shanda Tonme sonne la cloche d'alerte face à l'urgence de stopper, et de traquer les auteurs du commerce d'alcool frelaté en sachets

Le Professeur Shanda Tonme, Président du MPDR (Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation) et Médiateur Universel, met en garde les citoyens camerounais, contre l'usage et la fabrication des alcools frelatés en sachets et de son expansion. A cet effet, il a adressé une lettre au Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, ce 19 janvier 2021, tout en précisant la dangerosité de ses effets sur les consommateurs. Le professeur a actionné son interpellation sur l’expansion criminelle des alcools frelatés en sachets, et ce en toute impunité.

Interdite depuis octobre 2016 au Cameroun, ces produits contenant de l'alcool (parfois  avec une teneur à plus de 45°) en sachets qu'on surnomme communément "Kitoko", "Fighter", ou encore "Condom"(de part son emballage plastique) est un mélange d'Ethanol et de matière plastique dangereuse, parcequ'il y'a transfert du produit chimique du plastique vers le whisky. Les conséquences sont nombreuses comme la perte de mémoire, l'infection d'organes (Foie, Pancréa, Estomac...), la détérioration de la vue, le changement d'humeur et peut même entrainer la mort subite. 

La teneur de cette adresse du Professeur Shanda Tonme en direction du Ministre du Commerce est retranscrite comme suit :

"Monsieur le Ministre,

En vous souhaitant une très bonne et heureuse année 2021, la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination se fait un devoir, de pousser en votre direction un véritable cri d’alerte, cri de désespoir, cri de lassitude, cri de découragement, face à la cadence morbide de destruction de notre jeunesse.

Monsieur le Ministre,

Ce qui nous préoccupe tant, c’est l’expansion criminelle des alcools frelatés, alcools en sachets encore baptisé condom dans le jargon populaire. La situation a atteint une côte d’alerte, et des jeunes succombent par centaines chaque mois. L’expression de la violence chez les mototaxis, les gardiens, le peuple d’en bas, ces jeunes et ces espoirs de la nation, dépasse dorénavant tout entendement.

Où en sommes-nous donc avec les décisions du gouvernement qui interdisent ce commerce ? Qui protège ces puissants fabricants et distributeurs qui tuent notre jeunesse. Lors des épreuves des recrutements militaires, on voit des enfants de moins de vingt ans tomber, mourir debout, comme de vrais zombies. Qui laisse faire et pourquoi ? L’argent de la corruption serait-il au-dessus du pouvoir de l’Etat ? Notre douleur est extrême, notre peur légitime et notre peine inconsolable.

Il y a urgence, urgence de stopper, de traquer les auteurs de ce commerce, de donner du crédit pour une fois, aux décisions du gouvernement. Il faut agir, agir et vite. La nation est en danger. Dans l’attente, ma haute et fraternelle considération".

Odile Pahai