Pr Shanda Tonme, Président du MPDR et Médiateur Universel

Cameroun - MPDR : Shanda TONME remet les pendules à l'heure

 

Le président du MPDR (Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation) et Médiateur Universel, le Professeur Jean Claude SHANDA TONME, a tenu un point de presse ce 09 février 2021 afin d'éclairer l'opinion publique nationale et internationale.

Cette synthèse de l'actualité a été rédigée comme suit:

"C’est le Maroc qui a gagné, mais c’est le Cameroun dans son ensemble, avec son peuple, ses institutions, son gouvernement, ses hauts dirigeants, ses médias, sa société civile, ses forces de défense et de sécurité, son Chef suprême et sa pratique de l’hospitalité et de la coexistence pacifique entre les nations, qui a été honoré.

Je vous demande vraiment de m’excuser, si je vous cueille à froid avec cette déclaration. C’est parce que je revis l’ambiance dans ma tête en permanence. Toute la nuit passée, Je voyais le Cameroun dans un mélange tonique et arc-en-ciel, triomphant de toutes les adversités, et donnant rendez-vous à la planète entière à Yaoundé, à Bamenda, à Limbé, à Douala, à Bafoussam, à Garroua, à à Ngaoundéré, à Ebolowa et à Douala. Ne dites pas que ShandaTonme est un écrivain et que c’est pour cela qu’il rêve. Non, c’est la majorité de nos compatriotes qui exprime ce sentiment, dans un certain anonymat. Je ne suis que leur voix, la voix des sans voix.

C’est donc tout un peuple que se représente, qui se profile dans de tels sentiments, dans une si légitime et justifiable fierté, pour le travail bien fait, pour la mission accomplie.

En effet la vraie finale, ne s’est pas jouée le dimanche 07 Février 2021, elle s’est jouée tout le temps, avant la compétition lors de l’accueil des délégations, pendant toute la durée de la compétition, et jusqu’au décollage du dernier avion qui a embarqué le dernier passager de la dernière délégation.

Je suis encore dans l’émotion du succès, que nous avons remporté tous ensemble, en montrant aux yeux du monde, que nous sommes un peuple sérieux, des gens qui savent accueillir, tenir leur parole et gérer les événements, des gens qui rassemblent tant de diversités et d’opportunités. Nous avons fait la preuve avec le CHAN, s’il en était encore besoin, de ce qu’un système de gouvernance, n’est jamais à court d’énergies créatrices, et de ce qu’un Etat, sait se faire respecter et répondre aux défis internes et externes, quand cela s’avère nécessaire.

D’ailleurs, ai-je besoin de vous le raconter, tant les nombreux messages de reconnaissance, d’encouragement et de félicitations, ont été amplement diffusés.

Je n’ai aucun doute, que tous ici, vous ressentez la même fierté que nous au MPDR, à l’issue de cette grande et mémorable fête sportive,laquelle en s’achevant, nous a tout de suite indiqué le sens et les joies, des très prochaines autres.

Le MPDR, pour être conséquent, a adressé un message sincère, honnête et patriotique au Chef du Gouvernement de la République, pour dire sa joie,à la vue de ce qu’à été la coordination de l’ensemble des structures publiques impliquées, sous son intelligente et dynamique supervision, selon les sages, pragmatiques et très hautes instructions du Chef de l’Etat.

A ce propos, je vous dis ma déception, de ne pas voir d’autres partis et leaders associatifs nous imiter. Comment donc croyez-vous, que nous puissions avancer, si jamais le moindre petit pas positif, l’acte salvateur, l’initiative payante, n’est pas salué, reconnu, célébré et encouragé ? La politique ce n’est pas le dédain ni la méconnaissance des valeurs et des réalisations positives tout le temps, ce n’est pas le souhait de l’échec du pays, ce n’est pas la médisance contre l’adversaire. Nous devons réapprendre très honnêtement, à célébrer le succès du voisin, la réussite de notre nation et tout ce qui nous rend fier. La politique c’est en fait, un exercice constant de vie et non un complot permanent de destruction et de négation.

On nous dit qu’il y a plus de trois cent partis politiques au Cameroun, mais où sont-ils donc, quand il faut défendre le drapeau et saluer nos victoires, fêter nos réussites et nos gloires ? Si vous ne commencez pas par reconnaître le peu, le plus beau et le plus grand vous échapperont, et vous ne comprendrez jamais rien du tout à tout.

Cet événement m’a donné l’occasion, de rappeler ce que je dis souvent, à savoir que notre diaspora est d’un nationalisme à fleur de tête, un nationalisme profond au point d’en faire une maladie. Vous avez vu comment ils se sont exprimés à chacun de nos matchs, surtout certaines réactions à la fin. Il faut souvent leur pardonner, bien qu’ils soient champions des excès et des débordements. Ils sont attachés au pays et à ses victoires, mais ils ne savent pas ou ne comprennent pas, que tout n’est jamais rose tout le temps. Ils sont donc dans la logique de qui aime bien châtie bien. Un excellent frère, ami et compatriote comme David Eboutou, pour qui j’ai un respect et une admiration sincères, s’est montré très critique et je le comprends. Je vous assure que ce n’est pas quelqu’un d’excessif. David est un humaniste et un très grand patriote.

C’est pourquoi, tout en dénonçant les dérives de certains de nos compatriotes de l’étranger, nous devons accepter de les accompagner, dans la voie des corrections et des révisions de comportement.Pour cela il faut s’y prendre à la fois par le dialogue permanent, et par une démonstration d’humilité, car ils ne sont pas toujours seuls en faute, nous le sommes aussi quelques fois.

Sur le climat politique

L’Urgence d’un apaisement et d’un retour à la convivialité citoyenne

Depuis la réélection du président Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, quelque chose me passionne et me captive. Il s’agit de la rapidité, de la sincérité et de l’urgence avec lesquelles, la classe politique ivoirienne dans son ensemble, est entrain non seulement de prendre le chemin du dialogue, mais de pratiquer effectivement ce dialogue, et d’avancer à grands pas vers la réconciliation nationale. Je salue cette orientation et souhaite vivement, que l’exemple s’impose à nous.Que ceux et celles qui tiennent les ficelles de la parole, les pouvoirs de décision, les outils de l’influence et les instruments de la mobilisation, se reprennent et mettent le destin du Cameroun en avant.

Je m’en vais donc ici, recommander très ouvertement, à ceux et à celles qui seraient encore cantonnés, perdus et formatés dans les extravagances de radicalisation et de sectarisme, de se raviver.

 

Permettez-moi de vous révéler qu’en commençant ce point de presse, j’hésitais entre plusieurs sujets d’actualité, entre plusieurs questions émotionnelles. Voyez-vous, rien n’est jamais trop petit, vous l’ai-je déjà dit à maintes reprises, quand on travaille pour la paix et quand on pense positivement et honnêtement. En effet deux autres événements m’ont profondément marqué durant la semaine écoulée, toutes concernant la vie d’un seul parti politique, mais toutes porteurs de signes importants pour l’apaisement de la vie politique dans notre pays. Le premier, c’est la décision des instances appropriées du MRC, Mouvement pour la renaissance du Cameroun, de sanctionner un cadre qui avait tenu des propos d’une extrême barbarie et d’une inacceptable provocation, des propos humiliants et irrespectueux, à l’endroit du président du Sénat. Il s’agit d’un cas d’école qui devrait permettre, de calmer la troupe des inconscients adeptes de l’expansion vertigineuse, des discours de la haine et de la fracture. Je salue, loue et félicite vivement cette décision. Il était temps de commencer à faire le ménage dans la maison. Ne laissons pas quelques gamins à peine sortis de la puberté, et quelques adultes défroqués,faire et vomir n’importe quoi dans les réseaux sociaux.

On ne refait pas l’histoire, et on fait les prochaines étapes de l’histoire, avec ce que l’on a trouvé, avec les acquis positifs ou négatifs. La vieillesse et la maladie ne sauraient, ni une punition divine, ni une tare congénitale, ni la rançon de quelconques penchants idéologiques et politiques limitées à certains. Nous sommes tous des malades qui s’ignorent, et tous, nous naissons pour grandir, vieillir et mourir.

Le deuxième événement, c’est la sortie de prison, de notre compatriote et frère Mamadou Mota, le vice-président du MRC, dont l’éloquence me captive. Le MPDR salue avec ambiance, responsabilité, fraternité et patriotisme, ce retour à la liberté, et encourage toutes les parties à faire d’autres pas dans la même direction, pour d’autres retours à la liberté.

Le MPDR en appelle ici au Gouvernement de la République, mais d’abord au Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya, dont le cœur tendre et paternel est connu de tous, pour plus de gestes dans ce sens, afin que d’autres dirigeants de ce parti encore en prison, recouvrent la liberté. Le geste serait d’une portée aux bénéfices inestimables. Nous attendons, tout en rappelant aux éventuels bénéficiaires, que les vraies leçons de la vie, ne s’accommodent point des bravades inutiles, et des fanfaronnades sans substance. Les slogans creux du genre « la lutte continue », alors que l’on a à peine fait le bilan et panser les plaies des mille erreurs et dérives, ne nous avancent point dans la voie du dialogue et de la réconciliation.

La situation dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest

Le MPDR apprécie à sa juste mais aussi relative importance, la visite dans notre pays pour toucher du doigt les réalités, du Ministre des affaire étrangères du Vatican, à qui le chef de l’Etat à renouvelé la position du Cameroun. Cette position que nous soutenons, est celle d’un dialogue franc et sincère, celle d’une paix effective, celle d’une consolidation de l’unité et de l’intégrité nationales, en valorisant bien sûr, toutes les diversités culturelles, régionales et religieuses en tant que de besoin, et selon la nature du consensus sociopolitique.

Le MPDR saisit l’occasion pour regretter, les mensonges étalés dans les forums et médias étrangers, par certaines organisations privées dites de défense des droits l’Homme. On nous annonce des morts par milliers, souvent équivalant à toute la population des deux régions concernées. Ces dérives instrumentées par nos propres compatriotes qui croient ainsi agiter l’apocalypse, pour assouvir leurs ambitions insensées, sont tout simplement condamnables. L’envoyé du Vatican a pu se rendre compte sur place, combien et comment ceux qui affirment lutter pour l’indépendance, sont éloignés de la réalité du dialogue et de la réconciliation. Ces hors la loi prêchent la politique de la terre brûlée. Mais dans tous les cas, les mains resteront tendues et les portes ouvertes, pour ceux qui veulent revenir à la raison, et envisager vraiment le destin collectif des populations dans la paix et le développement.

C’est le lieu de rappeler, que la République ne baissera jamais la culotte, devant des sans-culottes armés de mauvaises intentions, et instrumentalisés par des ennemis extérieurs et intérieurs tapis dans l’ombre, qui financent leurs rêves fous, procurent la logistique et attisent les flammes.

Le MPDR est du côté de ceux qui défendent la paix, de ceux qui préservent notre unité et notre intégrité, de ceux qui travaillent pour le destin de nos enfants et petits-enfants, de ceux qui cherchent des solutions dans la sagesse du dialogue, de l’humilité et de la tolérance. Jamais et à grand jamais, nous ne nous mettrons avec des gens, des groupes et des lobbies, qui souhaitent le malheur à notre pays.Nous ne pactiserons jamais avec des gens qui à la veillent du CHAN, trafiquaient toutes sortes de discours pour notre échec, et essayaient d’intimider les délégations étrangères. Personne ni aucun groupe ne détruira le Cameroun sous nos yeux, et personne ne nous empêchera d’aller de l’avant, pour défendre le drapeau, et nous aligner résolument derrière les défenseurs du drapeau.

Le MPDR saisit l’occasion, pour exprimer sa compassion aux familles des victimes du terrorisme, dans les deux régions suscitées,ainsi que dans l’extrême nord, où des bandes disséminées de Boko Haram mises en déroute par nos braves forces de défense et de sécurité, continuent de semer lâchement la mort et la désolation.

Le MPDR se félicite de la mise en place effective des Conseils régionaux, et espère voir l’exercice de la gouvernance parlementaire locale, enrichir positivement le jeu politique national, dynamiser la progression économique du pays, et asseoir une réelle pratique démocratique, impliquant la prise en compte des attentes des populations à la base.

Le MPDR souhaite fermement, que l’ostracisme affichée vis-à-vis de l’Iran et de la Chine, soit abandonnée, pour de meilleures approches qui permettent d’intégrer tous les acteurs dans un partenariat stratégique, commercial et diplomatique honnête pour la paix ainsi que pour la préservation de tous les intérêts. La sécurité de l’Etat d’Israël, à laquelle nous tenons tous, sera mieux garantie, s’il y a une plus grande maîtrise des rapports, même conflictuels, avec ses voisins immédiats, de même qu’une considération pragmatique des urgences palestiniennes. A ce propos, nous nous félicitons de l’accord intervenu au Caire, hier 08 Février 2021, entre les deux principales organisations palestiniennes, le Fatah et le Hamas, pour des élections générales prochaines et la mise en place d’un gouvernement unique pour ce peuple.

Le MPDR, s’agissant de l’Europe, regrette vivement la mésentente cordiale qui s’installe dorénavant avec la Russie, et dont la traduction visible est le ping-pong des expulsions des diplomates de part et d’autre. C’est une dérive inacceptable et dangereuse, surtout compte tenu du fait que le traité Open Sky qui liait trente quatre pays, et permettait la surveillance mutuelle par des vols autorisés des aéronefs espions des uns au-dessus des territoires des autres, a pris fin avec les turpitudes de Donald Trump.

En Afrique centrale

Nous avons toutes les raisons d’êtres fiers, de la reconduction du tchadien Moussa Sarfaki, un des nôtres, à la tête de la commission de l’Union africaine pour un autre mandat de quatre ans. Cela dénote une certaine vitalité diplomatique de la sous-région, en dépit de quelques turbulences par-ci et par-là. La diplomatie camerounaise, très efficace à cette occasion, était au premier plan pour ce succès.

En Centrafrique, les acteurs politiques doivent et devraient revenir à la raison, en dépit des ambitions démesurées et criminelles de François Bozizé. Cependant, il est urgent que la situation se stabilise définitivement, et que les Etats voisins s’impliquent effectivement, honnêtement et sincèrement dans un soutien franc et massif au président Archange Faustin Touadera. C’est le lieu d’en appeler ouvertement à la France, pour qu’elle fasse connaître sa position par des actes concrets, par un réel appui dénué de tout soupçon et de toute arrière-pensée.

Il ne serait pas normal, de m’arrêter, sans jeter un coup d’œil sur la relation de notre pays avec la Guinée équatoriale, et de souhaiter que l’apaisement, la sagesse et la vision d’un destin pacifique commun, prévalent sur des démonstrations inutiles d’égos. Les Etats ne choisissent par leurs voisins, et sont de ce fait condamnés à se supporter, à se parler, à vivre ensemble et à gérer ensemble un certain nombre d’acquis, de problèmes et de challenges qui résultent de cette réalité géopolitique inaltérable. Ce qui est certain, c’est que notre diplomatie est, reste, et a de tout temps été, une diplomatie de paix et de bon voisinage, d’entraide et de compréhension mutuelle. 

Où va le Cameroun ?

Cette question, je l’entends souvent et à répétition, et je n’ai qu’une seule réponse : avant de demander où va le Cameroun, posez, à vous-même, les questions suivantes : qui je suis ? Où je me trouve ? Avec qui je suis ? Qu’est-ce que je veux pour moi-même ?Qu’est-que je veux pour mon pays ? Qu’est-ce que j’ai déjà fait pour moi-même ?Qu’est-ce que j’ai déjà fait pour mon pays, et comment voyez-vous votre pays dans le monde ? Ce que ces poseurs des questions oublient trop souvent, c’est que chacun de nous est un acteur au présent, un fragment d’histoire et une pièce dans le moteur du pays. Pour avancer tous ensemble et pour faire avancer le pays, notre cher Cameroun, nous devons tous être de bonne foi, regarder dans la même direction, et faire preuve d’honnêteté, de franchise et d’humilité, individuellement ou en groupe.

La réponse la plus simple est c’est celle-ci : le Cameroun va où vous décidez de le conduire, pour autant que cette direction et les objectifs, correspondent à ce que souhaitent et rêvent la majorité de notre peuple. Personne ni aucun effort, ni aucune énergie, ni aucune idée et suggestion, n’est et ne sera jamais de trop. Tout compte et tous comptent.

Enfin, Comment se porte le MPDR ?

J’ai envie de m’exclamer ainsi : houlala, très bien. Comptez sur nous et comptez avec nous. Nous sommes des gens sérieux, une idéologie de paix et une doctrine de rassemblement, de dialogue et de réconciliation. Nous ne sommes pas un parti de marcheurs, mais un mouvement de construction, de structuration et de progression. Nous nous déployons à notre manière, mais ce qui est certain, c’est que nous avançons et nos idées progressent dans le pays, et changent tranquillement le discours politique ambiant.

Certes, les restrictions et autres contraintes résultant de la pandémie du COVID 19, ont énormément freiné notre stratégie d’implantation sur le terrain, mais soyez en rassurés, nous travaillons intelligemment en dépit de tout, et les résultats sont palpables. Nos structures sont en cours de maturation dans les dix régions du pays, et cela n’a rien à avoir avec des ambitions extraordinaires ou extravagantes des temps d’élections.

Je vous invite tous à nous rejoindre, à rejoindre le MPDR, pour la cause noble du dialogue, de la tolérance, de la réconciliation et de la paix.

Vive Le MPDR

Vive le Cameroun"

Odile Pahai