Pr Jean-Claude SHANDA TONME, Président du MPDR et Médiateur Universel

Cameroun - MPDR : L’interpellation profonde de la célébration du 8 Mars, Journée internationale des Droits de la Femme

L’enjeu majeur de la problématique de la place, du rôle, de l’implication et de la considération de la femme dans la société moderne, se situe au-delà, de la simple parité dans l’exercice des responsabilités à tous les niveaux de la représentation et de la décision. En effet il faudrait élever le débat au stade de la justice élémentaire. Il s’agit alors, de la généralisation d’une conscience forte, de ce que la femme est aux premières lignes de la préservation, de la protection et de la valorisation de la racine familiale, du patrimoine identitaire et de l’authenticité culturelle.

Le MPDR salue la maturité de tous ceux qui, portés par un instinct de justice et de responsabilité honnête, franc et engagé, comprennent le sens, la signification et la portée de la journée du 8 Mars, non pas comme une fête, mais comme le symbole des droits de la femme. C’est l’occasion d’inviter les autres, ceux qui s’adonnent à la violence contre nos mères, sœurs et berceuses, de prendre du recul, de s’assagir et de changer définitivement de mentalité.

Le MPDR constate avec regrets er amertume, que l’ensemble de nos systèmes et mécanismes de protection, ne prennent pas suffisamment en considération, le sort de la femme. Trop de femmes en souffrent encore dans l’indifférence totale, ne sachant à qui s’adresser réellement, car souvent mal accueillies dans les postes de police et de gendarmerie. La justice de son côté, ne montre pas une sévérité à la hauteur des crimes commis contre les femmes.

Le MPDR en appelle au Gouvernement de la République, pour plus de diligence, plus d’attention et plus d’assistance envers les femmes en souffrance, dont nombre d’entre elles finissent à la morgue. La situation a en effet atteint un stade qui vaut de décréter un véritable état d’urgence national. Des jeunes filles sont défigurées et handicapées à vie par leur petit copain, et des mamans cumulant des décennies de mariage, avec plusieurs enfants, sont traitées avec une indignité inacceptable et humiliées. La majorité des hommes délinquants auteurs de ces crimes, évoluent tranquillement dans la société, et jouissent d’une impunité choquante.

Le MPDR recommande que dès les classes du primaire, les enseignements intègrent une pédagogie adaptée, pour préparer le jeune garçon, à avoir un regard structurellement élaboré et positivement orienté sur la femme, notamment son rôle maternel, sa dimension protectrice et procréatrice, son destin de sauveur de la famille quand tout est compromis volontairement ou involontairement.

Le MPDR regrette que les ministères des affaires sociales et de la femme, ne jouent pas pleinement leur rôle, et se cantonnement tantôt dans des proclamations administratives et politiques ostentatoires sana aucun lien avec le terrain, et tantôt se contentent de quelques actions insignifiantes sans conséquences coercitives, ni éducatives.

Le MPDR recommande qu’il soit créé dans chaque commune, une cellule d’écoute, de suivi, de prise en charge et d’accompagnement pour la femme en souffrance. Si une femme meurt de violences tous les deux jours en Europe, et toutes les deux heures en Afrique du sud et au Brésil, les statistiques pour notre pays pourraient être pires.

Le MPDR instruit dès à présent, toutes ses structures nationales et diasporiques, d’encourager une réflexion permanente sur la problématique des droits de la femme dans la société moderne, son intégration complète au-delà de toute discrimination, à tous les niveaux de responsabilité. A cet effet, un soin spécial devra être mis pour la parité dans la composition du bureau et pour l’organisation du travail. Le bureau national rejettera les bureaux ne respectant pas cette orientation éthique et morale.

Le MPDR souhaite à toutes les femmes du monde, d’Afrique et du Cameroun, de finir cette journée du 8 Mars 2021, avec une plus grande confiance en elles-mêmes, et une meilleure appréhension de leurs très hautes responsabilités pour l’agencement positif du destin de l’humanité.

Le MPDR indique, que plus nombreuses à être responsabilisées, les femmes seraient encore mieux outillées et plus assidues, pour stabiliser et faire avancer la société dans tous les sens du terme, pour écouter et proposer, pour gérer et rendre compte. Elles sont les médiatrices naturelles, les artisans du dialogue, de la réconciliation et de la paix. Chaque fois que chacun de nous a fait confiance à sa maman, il ne l’a pas regretté, et c’est souvent par les femmes, par nos mamans, nos sœurs et nos meilleures partenaires, que sont venus nos saluts et nos réconforts, de même que les solutions libératrices, cicatrisantes et apaisantes.

Vive la femme

Vive la femme Camerounaise, jeune fille, mère et responsable nantie des droits inviolables

Vive le MPDR

Vive le Cameroun

Pr Jean-Claude SHANDA TONME, Président du MPDR et Médiateur Universel

08 mars 2021

Odile Pahai