Le Pr Jean-Claude SHANDA TONME et Son Excellence Madame La Chargée d’Affaires Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Yaoundé

Cameroun - Diplomatie : Le MPDR sollicite l'intervention urgente de la Chargée d'Affaires à l'Ambassade des Etats-Unis à Yaoundé

Suite à la capture de la journaliste d'expression anglophone BUNYUI FAKEH, par les terroristes sécessionnistes dans les régions du NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest), le Président du MPDR (Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation)  et Médiateur Universel Jean-Claude SHANDA TONME, a adressé un courrier ce 16 mars 2021, à l'endroit de la Son Excellence Madame La Chargée d’Affaires Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Yaoundé au Cameroun.

L'intégralité de ce courrier a été rédigé comme suit :

"Je continue de vous remercier, pour l’audience que vous avez été aimable, de m’accorder le 23 octobre 2020, me permettant de vous présenter le MPDR, et d’échanger franchement sur des sujets d’actualité, particulièrement les perspectives d’évolution du Cameroun, dans la paix, par le dialogue et la réconciliation.

Les constats d’une honnêteté froide, pragmatique et admirable que vous aviez alors effectués, sont restés gravés dans ma mémoire : « depuis deux ans que je suis ici, j’ai vu trop de choses qui ne marchent pas bien, mais j’ai vu aussi beaucoup d’améliorations dans tous les secteurs. C’est la même chose chez nous aux Etats-Unis, il y a toujours des choses qui ne marchent pas bien, mais il y a beaucoup d’autres qui marchent et il y a des améliorations constamment ».

Excellence,

Vous m’aviez laissé la forte impression d’une personne de paix et de dialogue, une amie de notre pays. C’est pour cela que je viens tout spécialement vers vous ce jour, pour implorer votre intervention, afin que la vie d’une jeune femme, une journaliste qui ne faisait que son métier dans son pays et aspire simplement à avoir une vie normale, soit épargnée. En effet, BNUYUI FAKEH a été kidnappée, et est maintenant menacée de décapitation par les mêmes personnes, terroristes, sécessionnistes, ambazoniens, indépendantistes, bandits ou tout cela à la fois, avec des crimes passés du même genre.

La journaliste Camerounaise BNUYUI FAKEH

Je viens à vous, Excellence, parce qu’il est de notoriété internationale, que les principaux promoteurs, financiers, soutiens, animateurs et fournisseurs d’armes et de logistiques à ces compatriotes violents, cruels et sanguinaires, se trouvent sur le territoire des Etats – Unis, et la plupart ont la nationalité de votre pays. Vous avez donc, et plus que n’importe quel autre entité ou personnalité étrangère, le pouvoir, les moyens et les arguments décisifs, pour exiger la libération de cette jeune journaliste et lui permettre de retrouver la vie, de revoir sa famille, ses collègues et ses amis.

Excellence,

Le MPDR que j’ai la chance de conduire, reste fermement convaincu que seul le dialogue, le pardon, la tolérance, l’humilité des uns et des autres, nous permettra de réussir la réconciliation et d’instaurer définitivement la paix. Nous avons travaillé dans ce sens, et notre conviction au fur et à mesure, c’est que le gouvernement du Cameroun, le Chef de l’Etat et l’ensemble des institutions physiques et morales, veulent la paix. Mais la paix, se fait sans les armes, sans la haine, sans la vengeance, sans les rancoeurs, sans les enlèvements, sans les décapitations.

Le MPDR fait du cas de cette jeune journaliste, un moment de démonstration de la puissance morale, de l’autorité et de l’influence des Etats – Unis. C’est tout un peuple qui attend dorénavant, après cette requête en forme de cri de désespoir, de voir votre pays jouer le rôle qu’il devrait jouer, en préalable à tout dialogue franc et honnête.

Le MPDR continue de croire, que le dialogue est et sera toujours avec tout le monde, ceux qui ont pris les armes injustement contre la république, et ceux qui portent des idéologies et des doctrines de division, de fracture et de destructions inutiles. C’est vous dire, qu’au moment où certains prêchent le radicalisme, nous prêchons l’amour, la fraternité, la solidarité et la compassion. Nous ne laisserons personne hors de la maison sans l’écouter, sans l’entendre. Mais nous n’accepterons pas, nous n’accepterons jamais, qu’une jeune journaliste pleine de vie, innocente et attachée à son travail, à sa famille et son pays, soit sacrifiée sur l’autel des folies radicalisés et criminelles.

Merci d’avance Excellence.

Le peuple Camerounais tout entier attend de vos nouvelles.

J’ai reçu plus de mille appels téléphoniques à ce propos en 12hs.

Très hautes considérations.".

FREEDOM FOR FAME BUNYUI FAKEH

SHANDA TONME

Odile Pahai