Cameroun - MPDR : SHANDA TONME dénonce les dérives observées le 15 avril 2021 à Canal 2 International

Ce 16 avril 2021, le Pr Jean-Claude SHANDA TONME Médiateur Universel et Président du MPDR a adressé une correspondance à  Emmanuel CHATUE Président Directeur Général de la chaîne de télé CANAL 2 INTERNATIONAL, concernant une dérive observée durant une émission.

"Dénonciation des dérives observées le 15 Avril 2021 à 12hs45 Au cours d’une de vos émissions : Appel au meurtre, à la haine et à la division

Monsieur le Président,

« Je souhaite qu’un de ces cortèges ministériels fasse un accident et qu’un ministre meurt ».

C’est la déclaration faitele 15 Avril 2021 à 12hs40, sur les écrans de votre télévision par un de vos journalistes, concluant ainsi une succession de propos d’une extrême gravité, consacrant l’appel au meurtre, à la haine ainsi qu’à toutes sortes de médisances et de fractures inqualifiables.

En vous rappelant que ce comportement est contraire à la loi, je m’inquiète des conséquences que peuvent avoir raisonnablement cette stratégie ouverte, claire et précise consistant à créer les conditions d’une destruction pure et simple de notre société. Le journaliste développait à vue d’œil, un discours certes fait de dénonciations et de corrections, mais également et il faut le noter, de parfaite jalousie, d’expression mentale d’un envieux avide de privilèges et de faveurs. La société civile n’a pas besoin d’excès, d’extravagances verbales ni de radicalisme sectaire pour se faire entendre.

Je ne veux pas rappeler votre lourde responsabilité, de même que la perte de crédibilité de votre entreprise. Le journalisme ne peut pas se résumer en promotion du crime, ni en un jeu de chasse aux sorcières conduit par des procureurs sans morale propre. La loi en libéralisant la parole, à construit des limites, des repères et des référentiels à respecter. Et puis, un ministre a beau être ce qu’il a qualifié ostensiblement de voleur, de pilleur des caisses publiques, il demeure un citoyen avec une famille, des enfants, des amis et des camarades. Sa mort ne saurait réjouir certains comme une sanction, et le discours orienté dans ce cas, aggrave nos fractures sociales et politiques au lieu de panser nos plaies et de promouvoir de justes et légitimes solutions contre la mal-gouvernance.

Acceptez, Monsieur le Président Directeur Général, l’expression de ma fraternelle considération./."

Odile Pahai