Le Maréchal du Tchad Idriss DEBY ITNO décède au front ce 20 avril 2021

Le Président de la République du Tchad, le Maréchal Idriss DEBY ITNO est décédé de blessures lors des affrontements avec les rebelles venant de Lybie (rebellion du FACT). Agé de 68 ans, Idriss DEBY ITNO arrive au pouvoir en 1991 et a au fur et à mesure a implémenté la démocratie et mis un accent particulier sur la lutte contre le terrorisme et l'assaut des rebelles. Récemment réélu pour un 6e mandat Présidentiel (11 avril 2021 avec près de 80%), il est allé au front dans le Kanan environ 300 à 350 kilomètres de N'djaména. Il a succombé à ses blessures à son arrivée dans la capitale ce 20 avril 2021. Il a connu deux insurrections majeures en 2006 et en 2008.

Idriss DEBY était l'un des combattant africain qui a mené la lutte contre la secte islamique BOKO HARAM et les rebelles au Mali. Très apprécié dans la zone Sahel, il avait l'habitude d'aller lui-même sur le terrain comme en 2019 conte BOKO HARAM. Militaire de formation, ce dernier a toujours voulu être parmi de ceux qui allaient dans les bases arrières situées au Soudan ou en Lybie combattre les rebelles. Génaral 4 étoiles, il a été nommé Maréchal au mois d'août 2020.

Rappelons que Idriss DEBY, est né le 18 juin 1952 à Berdoba, est un homme d'État tchadien, président de la République depuis le 4 décembre 1990. Le 2 décembre 1990, avec l'appui de la France, il chasse du pouvoir Hissène Habré et le remplace le 4 décembre avec le titre de président du Conseil d'État.

L'intérim sera donnée à l'un de ses fils Mahamat Idriss Déby.

Mahamat Idriss Déby Itno est le président du conseil militaire de transition de la république du Tchad et le fils de l'ex-président Idriss Déby Itno. Biographie Élevé par la mère du chef de l’État, il a pour cette raison comme surnom Mahamat Kaka (kaka signifiant « grand-mère » en arabe tchadien)

Le jeune homme a ensuite suivi les cours du Groupement des écoles militaires interarmées du Tchad puis a fait un bref passage au lycée militaire d'Aix-en-Provence. Dès son retour au pays, son père le verse dans la Direction générale de service de sécurité des institutions de l'État (DGSSIE), la garde prétorienne du régime.

En mai 2009, il participe à la bataille victorieuse d'Am-Dam contre une coalition rebelle menée par Timan Erdimi, dans l’est du Tchad1. Dès 2010, il reçoit au sein de la DGSSIE le commandement de l’escadron blindé et des gardes du corps. En 2012, il est ensuite nommé à la tête du groupement numéro 1 de la DGSSIE (sur trois groupements), chargée de la sécurité du palais présidentiel2. En 2013, il est nommé au poste de commandant en second des Forces armées tchadiennes en intervention au Mali (Fatim), dans le nord du Mali, sous les ordres du général Oumar Bikomo, mais en serait le chef officieux.

Deux semaines de deuil National sont prévus au Tchad, les frontières sont fermées et un couvre feu mis à 18 heures a été annoncé ainsi que l'Assemblée Nationale qui a été dissoute.

Va en paix Grand Combattant d'Afrique ! 

Odile Pahai