Pr SHANDA TONME, Président du MPDR et Médiateur Universel

Cameroun - Politique : SHANDA TONME affirme que les prochaines générations risquent d’être particulièrement sévères après la transition politique

La quête de la transition politique, Mieux ce pourvoir

Comme le traitement d’une épreuve de mathématique engagé sur la base d’un faux théorème, comme un voyage sur un trajet dont le conducteur a mal apprécié les obstacles et comme un mariage dont les conjoints ont mal appréhendé leurs caractères mutuels, une quête de transition politique engagée sur une évaluation erronée du contexte, des acteurs et des rapports des forces, est inéluctablement vouée à l’échec.

Les prochaines générations risquent d’être particulièrement sévères, à l’endroit de ceux qui à plusieurs reprises, ont annoncé des conquêtesirréalistes du pouvoir, au point de concocter des gouvernements des anges et des apôtres, sortis de nul part. Il y a un avant et un après 22 septembre 2020 dans l’histoire politique du Cameroun. Il y avait déjà un avant et un après conférence nationale de rêve, un avant et un après février 2008.

Non, une quête de transition politique doit reposer sur la patience, la bonne foi, de bonnes intentions, des analyses froides et honnêtes plutôt positives et le bon jugement, et non sur l’instrumentalisation de la haine, de l’injure, de la calomnie, de la jalousie et des fractures ethniques, linguistiques ou régionalistes. On perd son procès forcement, quand le juge conclu : « Allez mieux vous pourvoir ». Et nous y sommes, avec ce message de Christian Cardinal Tumi aux illuminés qui l’avaient pris en otage : « Votre cause est sans doute juste, mais votre démarche est mauvaise. Déposez les armes, sortez de la brousse, rejoignez vos maisons et vos familles. C’est seulement ainsi que vous serez considérés et entendus ».

Mieux ce pourvoir ! Pour cela, seule la voie du dialogue et de la réconciliation s’impose à nous, à nous tous, et quelle que soit, le degré de vexation, de récrimination et de colère. La haine et la vengeance n’ont jamais résolu définitivement un problème ni permis de bâtir quelque chose de solide, elles ont toujours aggravé les plaies et perdu leurs auteurs. C’est tellement vrai à l’échelle du destin d’une nation/.

SHANDA TONME