Jean-Claude SHANDA TONME, Président du MPDR et Médiateur Universel

Cameroun - Domaine Foncier : Le MPDR demande une ouverture d'enquête sur l'occupation du domaine appartenant à la réserve foncière de l'Etat à Bangangté, située derrière la Préfecture

Le mardi 11 mai 2021, le Président du MPDR (Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation)  et Médiateur Universel Jean-Claude SHANDA TONME, à adressé une lettre au Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières, Henri EYEBE AYISSI, sur la situation qui prévautà Bangangté (dans la Région de l'Ouest) concernant l'accaparement d'un domainr de l'Etat par plusieurs personnalités.  

L'intégralité de cette lettre a été rédigée comme suit :

"Monsieur le Ministre,

La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination vous présente ses compliments, et se fait un devoir impérieux, d’éveiller votre attention, sur l’accaparement du domaine de ‘Etat dans la ville de Banganté, par de nombreuses personnalités.

La Commission a en effet reçu des dénonciations révélant une occupation selon des montages frauduleux en apparence légales, de la réserve foncière située derrière la préfecture de la ville. Cet espace qui spécialement planifiée pour accueillir les différents services de l’Etat, a ainsi été spoliée, distribué entre des personnalités sans aucun égard pour le patrimoine public et l’intérêt national.

La conséquence c’est que les services de l’Etat, qui auraient logiquement dû trouver à cet endroit le lieu d’érection de bâtiments pour s’installer, sont dorénavant éparpillées dans des baraquements privés loués à pris d’or à travers la ville.

La Commission exige qu’une enquête soit diligentée en procédure d’urgence, et qu’éventuellement les constructions réalisées sur cette réserve foncière, reviennent automatiquement à l’Etat sans autre forme d’indemnisation. Il s’agit du reste d’une tendance observée dans toutes les cités urbaines à travers le pays, avec les conséquences les plus graves pour le futur proche. Partout, les espaces verts, les cours de récréation, les impasses et les passages piétons, ont fait l’objet de transactions mafieuses et de braderies malsaines, cupides et immorales, rendant les quartiers invivables, bouchant les drains et les canalisations, bloquant la circulation de l’air, générant des maladies, cultivant les frustrations et de sourdes révoltes des citoyens. Les délinquants en col blanc à la manœuvresont connus. Il est devenu urgent de sévir, de casser, de restituer le bien public, de rétablir l’intégrité du patrimoine national, au besoin en conduisant ces administrateurs véreux derrière les barreaux avant que les prochaines générations n’aient à s’en occuper.

Si nous n’y prenons pas garde, les questions foncières vont constituer la première cause susceptible de nous précipiter dans une guerre civile, et la haute administration en est responsable.

Dans l’attente, hautes et citoyennes considération./."

SHANDA TONME