Emmanuel MACRON

Cameroun - Diplomatie : SHANDA TONME appelle Emmanuel MACRON à une médiation urgente entre le Tchad et la Centrafrique

Le mardi 01 juin 2021, le Médiateur Universel Diplomate, Intellectuel, homme politique et écrivain Camerounais Jean-Claude SHANDA TONME a adressé une lettre au Président Français Emmanuel MACRON suite à la situation qui prévaut entre le Tchad et la Centrafrique. L'essentiel de cette missive a été rédigé comme suit :

Félicitations et préoccupations pour la sécurité en Afrique Centrale Appel à une médiation urgente entre le Tchad et la Centrafrique Excellence

Monsieur le Président de la République,

C’est avec un immense respect, que j’ai l’honneur de vous présenter mes compliments en ce jour, compliments au Président de la France, compliments au symbole d’une relation profonde, passionnelle et chargée d’émotions versatiles entre deux continents.

Monsieur le Président, j’ai d’abord à cœur, de vous exprimer mes félicitations, pour vos actes, vos paroles, vos engagements et vos démarches courageuses, lors de votre récent visite de deux pays africains caractériels de nombreuses attentes. Que ce soit la reconnaissance de la responsabilité de la France exprimée ouvertement et clairement à Kigali à propos du Génocide de 1994, ou que ce soit pour la levée des brevets sur la production des vaccins contre le COVID, vous avez marqué l’histoire et fait avancer des causes justes. Certes, il reste beaucoup à faire, car trop d’incompréhensions, trop de scènes de drames à l’instar de la guerre coloniale au Cameroun ou en Algérie, attendent encore des éclairages, des gestes similaires de la France. Mais l’essentiel, c’est d’amorcer le processus, et vous le faites si bien.

Monsieur le Président, Je vous en félicite honnêtement, et vous dis mon espoir, l’espoir des peuples africains, l’espoir d’une jeunesse souvent perturbée par cette histoire commune non assumée ou mal responsabilisée, biaisée ou maquillée à dessein. Inutile de dire que la France détient les clés des portes d’une nouvelle ère à ce propos, une ère de vérités, de corrections et de confiance mutuelle retrouvée. On attend, en restant positif, attentif, exigeant et raisonnable à la fois.

Monsieur le Président,

Je vous remercie ensuite, de me permettre de vous interpeller, gentiment, respectueusement et profondément, avec urgence, pour solliciter votre implication active, votre médiation sans délai, dans ce qui menace de se muer, en une nouvelle poudrière au cœur d’un pôle géopolitique ultrasensible. L’affaire Tchad – Centrafrique, parce que la France est, d’une façon ou d’une autre, au cœur des attentes, car maître passif ou actif, de leurs histoires, de leurs évolutions, avec des drames et autant de perturbations et de mutations, est votre affaire. En président de la France, partenaire stratégique privilégié attitré, partenaire méthodiquement construit dans le temps et par les faits, un conflit armé ouvert entre les deux pays, sonnerait comme votre échec personnel.Même en intégrant toutes sortes de soupçons, de doutes, de calculs et de positionnements, dans le contexte d’une compétition d’influences entre des grandes puissances rivales, vous ne sauriez, Excellence Monsieur le Président, laisser faire, laisser deux armées du reste bien connues de vos services spéciaux, allumer les mèches de l’explosion.

J’ai tenu à implorer vivement et objectivement votre intervention, car nul n’ignore, l’importance de la contribution de la France, à la stabilité du Tchad, au soutien du Conseil Militaire de Transition (CMT), au soutien au nouveau Chef de l’Etat, le Général Mahamat Idriss Deby Itno, que j’ai également soutenu ouvertement, et à qui j’ai fait parvenir un plaidoyer pour l’apaisement, le dialogue et l’institution au besoin d’une commission d’enquête internationale.

Je vous remercie d’avance Monsieur le Président, et formule le vœu sublime, que ma voix, ma quête effrénée de médiation et de paix, rencontrent l’assentiment d’un Ami de l’Afrique, d’un artisan de la paix, et d’un promoteur de la coexistence pacifique entre les peuples. Je suis encore mieux intéressé et pressé dans cette perspective, que je suis citoyen d’un pays dont la longue histoire depuis l’indépendance en 1960, porte les marques d’une diplomatie pacifique éprouvée, faite d’hospitalité légendaire et d’ententes cordiales avec tous ses voisins.

Dans l’urgente attente ainsi magnifiée, je vous prie d’accepter, Monsieur le Président de la République, l’assurance de ma très haute considération./.

SHANDA TONME