Afrique Subsaharienne : Les ONG occidentales à l’assaut des Pouvoirs

Et si dorénavant, les organisations dites non gouvernementales et les lobbies supposément humanitaires nourrissaient l’ambition d’exercer la réalité du pouvoir politique dans les pays de l’ancien tiers-monde ? La question peut sembler surgir de nulle part ? Elle est pourtant confortée par un ensemble de faits dont la répétitivité et la convergence ne sauraient plus ressortir ni du plus pur des hasards, ni de la simple coïncidence, mais de la préméditation. Tenez !

N’est-ce pas à intervalle régulier que ces ONG relevant d’entités occidentales se répandent en d’infamantes allégations, sur de présumées atrocités supposément commises par les forces de maintien de l’ordre sur de pacifiques terroristes ? N’est-ce pas curieux que ces multinationales de l’humanitaire qui se veulent pointilleuses sur le respect de droits de l’homme, en soient à ne pas dénoncer la présence dans les pays dont elles sont originaires, des commanditaires du terrorisme qui désole des pans entiers de la planète ?

En poussant un peu le questionnement, l’on se demande s’il n’y aurait pas lieu de s’interroger sur le sens et la finalité des déclarations incendiaires anathématisant des initiatives gouvernementales appelant à la désescalade et la promotion d’une issue concertée aux crises qui secouent nombre de nos pays ? Sachant que les ONG n’éprouvent plus aucune répugnance à l’idée de recourir à la fake-news, que devrait-on penser de ces maintes manœuvres de sabordage des processus de retour au calme, à travers l’élaboration de grotesques dénis de réalité ? Est-il possible de savoir quel dessein se profile en arrière-plan de l’exigence de la création de commissions d’enquête prétendument indépendantes, et dont ces toutes aussi prétendues ONG à capitaux gouvernementaux s’arrogent le droit de fixer la composition ?

Sur un ton comminatoire à peine voilé, certains de ces comptoirs mafieux se risquent d’ailleurs à adresser des injonctions aux pouvoirs publics de nos Etats. Et comme pour faire bonne mesure, ces mêmes représentations commerciales transnationales et leurs auxiliaires de couleur locale, n’hésitent plus à se hisser jusqu’au niveau des instances internationales, pour réclamer la fin de tout financement de projet dans des pays qui en ont grandement besoin.

Capitaine de Vaisseau Cyrille Serge ATONFACK GUEMO Chef de Division de la Communication / MINDEF

Souvenons-nous qu’au Cameroun, les ONG, ces officines mercenaires agissant sous faux drapeau droit-de-l’hommiste, auront sérieusement attenté à l’avenir de notre jeunesse, en militant tour à tour pour la non reconnaissance à l’étranger des diplômes délivrés par nos institutions académiques, en décrétant des années scolaires blanches, en appelant au boycott de l’école, à défaut de se réserver le droit de juger de l’opportunité des rentrées scolaires et d’en fixer elles-mêmes les dates.

Dans ces tentatives d’usurpation de la légitimité populaire, le parti pris pour d’abominables pratiques marginales contre nature n’est pas le moindre des champs de bataille. A travers l’incitation à l’érosion du socle moral hérité de nos ancêtres, il s’agit de mieux nous assujettir aux nations en pleine décrépitude au plan spirituel, du fait du reniement de leur sécularité.

Alors que l’abcès de fixation que constitue le fléau terroriste est en bonne voie de résorption, agrandissant de fait la voie devant déboucher sur l’extinction des foyers de crise sur le continent africain, nos chères ONG deviennent de plus en plus hystériques, à croire qu’elles dépendent pour leur survie, de l’économie du crime générée par l’insécurité en certains points de notre sol. A l’évidence, la confrérie des Organisations non-gouvernementales semble s’être résolument inscrite dans la mouvance de la déstabilisation des structures étatiques, sociétales et sociales, dans les pays en quête de l’auto-affirmation sur la scène mondiale.

Mais si par le passé, nous avons été les victimes naïves d’une aliénation mentale amenée par un soft-power culturel aux visées colonialistes, il nous revient de prendre garde à l’actuel soft-power politique à prétentions humanitaires. Aucune de ces variantes de l’interventionnisme hégémonique ne nous laissera de choix que celui de la soumission. Une néo-vassalité que le fier et vaillant Peuple d’Afrique ne saurait accepter ! Une nouvelle sujétion que le noble Peuple du Cameroun ne saurait tolérer !

Capitaine de Vaisseau Cyrille Serge ATONFACK GUEMO Chef de Division de la Communication / MINDEF