Coopération Bilatérale : Motcheboum accueille la remise de l'étendard du 8è contingent de la MINUSCA

Après trois (3) mois de formations, le 8è contingent Camerounais de la MINUSCA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique) s'est vu remettre son étendard ce mardi 14 septembre 2021 à Motcheboum situé dans le département du Haut-Nyong dans la région de l'Est. Cette cérémonie s'est déroulée en présence du Ministre Délégué à la Présidence de la République Joseph BETI ASSOMOn du Haut commandement opérationnel, des autorités administratives locales et du personnel de ce 8e contingent de casques bleus Camerounais.

« Vous avez été minutieusement sélectionnés et formés par des instructeurs locaux, triés sur le volet et ayant des certifications Onusiennes dans leur domaine de compétences respectifs de ce site de Motcheboum, pour lequel le haut commandement à consenti d’énormes sacrifices en infrastructures et outils pédagogiques appropriés. Vous avez bénéficié d’une formation complète sur la panoplie des équipements que vous avez retrouvés sur le théâtre centrafricain et qui ont été dupliqués sur un nouveau site à la faveur d’un contrat d’acquisition de matériel de formation. La certification de vos aptitudes opérationnelles a donné lieu à un véritable déploiement de compétences techniques et opérationnelles très appréciés par les évaluateurs Onusiens.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat, Chef des Forces Armées, qui veille personnellement sur le déroulement de tout ce processus a autorisé depuis l’année dernière, l’acquisition d’importants moyens logistiques, pour le renouvellement intégral des anciens équipements de notre contingent à la MINUSCA, dans l’optique d’améliorer votre cadre de vie, vos conditions de travail et d’accroître de manière pérenne et significative, vos capacités opérationnelles. », a souligné le MINDEF Joseph BETI ASSOMO dans son discours de circonstance.

Il faut noter que la MINUSCA intervient dans le cadre de la guerre en Centrafrique, et le déploiement maximal de la MINUSCA autorisé par l’ONU est de douze mille personnels, dont onze mille deux cents soldats. La MINUSCA a été créé le 10 avril 2014 par la résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations unies suite aux différents troubles et crises en République Centrafricaine. Le Cameroun, partenaire stratégique s'ilustre notamment en renfort  dans ce pays membre de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale) depuis plusieurs années.

"Je peux confirmer que le moral de troupes est haut", a intervenu PEHUI Vincent, Commandant 8è contingent MINUSCA Cameroun.

« Nous avons reçu une formation très solide pendant trois mois de formation ici au centre. Les Nations unis ont envoyés une équipe pour venir nous évaluer et à la fin ils ont certifié le bataillon qui est capable d’aller remplir cette mission. Nous n’avons pas de crainte. Par la suite, il est bien vrai que nous sommes là depuis la période du confinement, le haut commandement a pris de la peine pour venir nous vacciner contre le Covid-19, pour que nous soyons en santé pendant note séjour en RCA. Le bataillon est à 750 hommes et trois unités de Police constitués de 320 hommes dont nous avons effectif que vous pouvez évaluer pour 70 par régions sans compter les autres forces camerounaises qui sont déjà présentes sur le terrain. », a-t-il rajouté.

En outre, le Ministre de la Défense (MINDEF) a donné une mise en garde concernant la discipline de manière générale car contrairement au rendement qu'il a jugé satisfaisant, des comportements déviants attribués à certains de leurs hommes ont hélas été constatés et font l’objet de procédures actuellement pendantes et suivies de près par le commandement militaire Camerounais et par les autorités Onusiennes.

Il a continué en évoquant l’étique professionnel, les droits de l’homme, les droits humains, qui sont mis à contribution sans omettre de citer les sanctions appropriées par le haut commandement. Dans son discours, il a continué en rappelant aux citoyens civils, leurs obligations vis-à-vis de la loi, des institutions et de ceux qui les servent ou les incarnent.

Les Officiers de police judiciaires devront ainsi engager des procédures judicaires sous la houlette des procureurs de la République, pour tout nouveau cas d’agression, d’outrage des éléments des Forces de l'ordre dans l’exercice de leur profession sur la base du corpus des règles édictées par les pertinentes et claires dispositions dans les articles ci-après : de la loi N°2016/07 du 12 juillet 2016 portant code pénal modifié et complété par la loi 2019/020 du 24 novembre 2019. Il s’agit des articles suivant :

- 154 sur l’outrage au corps constitués et fonctionnels,

- 156 sur les violences afonctionnelles,

- 157 sur la rébellion,

- 187 sur les troubles dans le service.

"Nous le disons sans ambages et sans circonscriptions : Force restera à la loi". a dit le Ministre.

« Par ailleurs, je vous engage à prendre conscience de votre nouvel environnement opérationnel, d’auquel est marqué par la présence de nouveaux acteurs bilatéraux des pays hôtes, et dont les missions peuvent être tout à fait différentes des nôtres. Vous devez également prendre en compte l’état d’esprit des populations locales et certains acteurs officiels de ces pays voisins dans lequel semble se rependre une appréciation quelque peu mitigée des Forces Internationales. Soyez professionnels, focalisés sur vos missions, vigilants et ne cédez à aucune provocation d’où qu’elle vienne. », a indiqué Joseph BETI ASSOMO.

Odile Pahai