Cameroun - Litige Foncier : La famille AYISSI SAMA interpelle la Première Dame Chantal BIYA suite aux casses de Ntougou

La famille AYISSI SAMA est victime depuis plusieurs années d’abus d’autorité et de trafic d’influence par l’utilisation abusive du nom du Chef de l’Etat par Luc MESSI ATANGANA Maire de la ville de Yaoundé. Par ailleurs, il faut noter que le feu SAMA AYISSI a acquis à Ntougou (il y’a plus de 20 ans)dans l’arrondissement de Yaoundé 2 (lieu-dit « foire ») une parcelle de terrain avec titre foncier sur laquelle il a bâti deux immeubles dont l’un abrite le siège d’une mission diplomatique, la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) depuis plus de 4 ans.

« Il est question pour nous d’exprimer notre colère au Président de la République S. E. Paul BIYA. Dans le cas d’espèce, nous avons le Maire de la ville Luc MESSI ATANGANA qui a eu un abus de pouvoir, un abus d’autorité, et tous le temps ils le mettent sous le nom du Chef de l’Etat. Quand nous écrivons au Chef de l’Etat pour nous plaindre, nos doléances s’arrêtent en chemin, parce-que c’est bloqué certainement par leur réseau qui sont tapis un peu partout dans les sphères de la République. Nous nous rendons compte que MESSI ATANGANA a cassé plusieurs maisons, il a séparé de nombreuses familles qui existent sur ce site que vous voyez, depuis pratiquement trente ans.

J’attire l’attention de la Première Dame pour qu’elle sache que cet acte qui a posé. Je suis sûr que du vivant de feu AYISSI SAMA, on n’aurait pas posé cet acte. Si les différentes victimes ici avec moi avaient les relations, avaient la connaissance académique, pour savoir qu’est-ce qu’il faut faire, ou comment se défendre ? On n’aurait pas cassé ça. Et c’est pour attirer l’attention de nous tous, est-ce que quand nous allons mourir, nos enfants subiront le sort que nous avons subit, aussi bien les veuves de mon père, que les 14 orphelins qu’il a laissé parce-qu’il y’en a qui vont encore à l’école. Donc en détruisant ce duplex et en cassant toutes les autres maisons que vous allez voir plus haut, il a divisé des maisons en deux, pourtant plusieurs responsables du cadastre lui ont demandé de ne pas casser qu’il pouvait récupérer même si nous avions empiété ». A indiqué Ange SAMA.

 

Il faut noter qu’après la notification de la mise en demeure susvisée, par l’exploit de Maître TCHINDOU MEKIAGE Micheline, Huissier de Justice, le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC, s’est rapproché du Maire de la vile, pour lui faire part de l’inviolabilité du siège de cette institution diplomatique, qui est consacrée par les dispositions de l’article 11 de l’accord de siège amendé entre la COMIFAC et le Gouvernement de la République du Cameroun, il lui rappela également, le jour de la démolition de cet immeuble, que les biens et documents de la COMIFAC, jouissent d’une immunité de juridiction et ne sauraient faire l’objet d’expropriation ou de destruction conformément aux articles 25 et 26 de l’accord de siège susvisé.

« La raison fondamentale de ces casses est que nous avons empiété sur le domaine du Chef de l’Etat. Donc il s’est amené ici et il a dit que c’est le Chef de l’Etat qui a demandé qu’il casse. Nous disons non, nous qui avons conscience de ce qui se passe. Nous qui connaissons le Chef de l’Etat, nous disons non que ce n’est pas possible, c’est pour cette raison que nous passons par la Première Dame Chantal BIYA aujourd’hui. Je préfère passer par la voie légale. Dans la mise ne demeure qu’il nous a envoyé, il a évoqué deux semaines.

D’abord la loi ne donne pas deux semaines pour déguerpir, c’est pratiquement un mois que la loi donne. Deuxièmement il a fait allusion à l’article 125 sur la loi de l’urbanisation, qui fait état de ce que pour détruire une maison, il faut qu’elle soit atteinte de vétusté, de ruine et de reculement de la voie publique pour attendre une ordonnance de la justice.

Mais dans tout ça, il n’a rien fait, parce-qu’il s’est positionné et il a dit que c’est le Chef de l’Etat. Il a même osé dire à un diplomate de nationalité congolaise ici que s’il ne le fait pas son poste était en jeu, à savoir qui l’a élu comme Maire ? Pour moi il est de rappeler ici à Madame Chantal BIYA, qu’elle est la protectrice des faibles comme nous, nous qui n’avons pas de passe-droit, nous qui n’avons pas de relations. » A terminé le fils du feu AYISSI SAMA.

Odile Pahai