Pr Jean Claude SHANDA TONME, Président du MPDR et Médiateur Universel

Cameroun - MPDR/CNC : "Il n’existe pas un pays dans le monde, où les médias ne soutiennent pas leurs forces armées"

Interpellation aux fins d’un rappel de la responsabilité des médias envers les forces de défense et de sécurité engagées dans les missions de protection des biens et des personnes, de protection de l’ordre public, et de protection de la souveraineté nationale

LE CNC DOIT JOUER UN ROLE CRUCIAL

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de vous présenter mes compliments et mes encouragements. Je me permets de saisir cette occasion, pour vous interpeller sur la responsabilité des médias de toute nature, dans le contexte actuel de notre pays, et en rapport avec leur attitude à l’égard de nos forces de défense et de sécurité.

En effet il est de plus en plus évident, que les médias ont adopté une posture qui privilégie des présentations défavorables et des commentaires désobligeants à l’endroit de nos compatriotes qui ont choisi le métier des armes et de la sécurité. Ces hommes et ces femmes sont primordialement engagés pour défendre la patrie, préserver l’ordre et la sécurité publique. Le spectacle offert par certains journalistes, frise maintenant un dénigrement très clair, alors même que la troupe sur le terrain, son haut commandement ainsi que le Chef de l’Etat, privilégient l’apaisement, la tolérance, la prudence, l’attention extrême et l’évitement des débordements.

Il ne devrait d’ailleurs également échapper à personne, que nous disposons des meilleures écoles de formation pour la sécurité, et que nos éléments ont démontré dans le cadre des opérations de maintien de la paix de l’ONU, l’immensité de leur professionnalisme. L’assassinat, de plus lâche, d’un soldat, ou de deux voire cinq, n’est ni exceptionnel ni imprévisible. D’où l’étonnement que certains s’en servent pour la besogne de dénigrement. Toutes les armées à travers le monde connaissent ces événements malheureux.

Monsieur le Président,

Il y a urgence, urgence pour que vous trouviez les voies et moyens, de sensibiliser les médias, de leur rappeler le devoir du citoyen, du leader d’opinion et du patron de presse, qui doit savoir présenter les choses sur le terrain. On a de la peine parfois à croire que certains qui écrivent et qui vantent au contraire des bandes de terroristes et de hors la loi, sont bien citoyens de notre pays.

J’ai jugé utile de soumettre ces observations à votre autorité, et me tiens prêt à discuter avec vous, des canevas éventuels de correction, dont l’organisation d’un séminaire mixte, élargi, serait sans aucun doute une bonne chose. Il n’existe pas un pays dans le monde, où les médias ne soutiennent pas leurs forces armées, et c’est pour cela que votre rôle dans le contexte actuel, est crucial, au-delà d’un simple régulateur.

Dans l’attente, sincères et fraternelles considérations./.

SHANDA TONME