Cameroun - MPDR : "IL n’y a pas un sang des gens bizarres appelés Ambazoniens, et un sang des autres, c’est le même sang, d’une même nation, d’un même peuple"

Mesdames et Messieurs,

Chers compatriotes et très chers Amis de la presse

Chers Amis, Diplomates, Résidents et visiteurs de notre beau pays

Avec votre intime permission, je vous prie d’accepter, que nous observions une minute de silence, pour célébrer la mémoire de deux compatriotes, pères et citoyens d’exception, le Cardinal Christian Tumi, et le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya.

Je suis particulièrement heureux, de vous retrouver à nouveau, de vous accueillir une fois de plus, dans ce que je considère comme mon jardin intime, en somme l’espace fraternel, solidaire, amical et toujours rafraîchissant de ma modeste résidence.

L’adage selon lequel, there is no bether place than home, trouve ici toute la plénitude de sa véracité, tant la chaleur qui se dégage à chaque fois, l’air pur qui parcoure les poumons et les regards complices qui balisent la scène, sont rassurants.

Chers Amis,

Je suis encore plus heureux, de vous voir nombreux ici, répondant certainement à l’appel d’un destin commun, et adhérant spontanément, à la vocation de dialogue et de réconciliation du MPDR. En effet c’est uniquement pour le Cameroun, pour notre nation, pour notre pays, pour notre être en communauté, et pour notre vivre ensemble, que nous nous retrouvons, que nous vous convions à cette communication, à la fois sentimentale, patriotique et démocratique.

J’ai depuis longtemps fait mien, et notre parti avec, ces quelques sagesses simples et éternelles, vivantes, prenantes, captivantes et cruciales :

- Quel Cameroun voulons-nous pour nos enfants ?

- Le Cameroun est à construire et non à détruire.

Il n’est même plus besoin de nous attarder sur l’auteur, ni sur le contexte et la date de leur première consécration, mais il est nécessaire de les évoquer, de les répéter, de les encenser et d’en faire un enseignement voire un dogme sacré de tous les temps, de toutes les générations et de tous les combats.

Chers Amis,

Le Cameroun qui nous a vu naître, la Nation à laquelle nous sommes et demeurons attachée, doit et devrait être une cité glorieuse, un havre de paix et une véritable promenade exemplaire, par le sens de la responsabilité collective, de toutes ses filles et de tous ses fils. Ce que nous avons naturellement comme ressources, trésors et patrimoine, dans tous les sens du terme, est tout simplement unique.

Mais alors, pouvons-nous et devons-nous, convenir au regard de notre passé, de notre présent ainsi que des perspectives de notre futur, que nous réunissons tous les instruments, tous les outils, les atouts et partant, le cadre institutionnel, politique et économique adapté, pour un bonheur réel, partagé et vécu dans la tranquillité et la paix ?

Chers Amis,

Je sais, je sais, je sais, et j’ai pleinement conscience, des attentes immenses, solennelles et même capitales, qui sont celles de nous tous, dans un contexte national et international virevoltant, mutant, imprévisible et chaque jour de mieux en mieux surprenant.

De notre pays, permettez-moi de commencer par vous rassurer, très sincèrement sur son destin, même si au regard des leçons de l’histoire des nations, les pires transformations et les sublimes bouleversements, interviennent parfois, dans les situations les plus paisibles. Ne dit-on pas que la rivière la plus tranquille, et la plus muette, est la plus dangereuse ? Mais soyons réalistes, jugeons, programmons et planifions, à partir de nos réalités objectives.

Il serait illogique, inapproprié et insultant, de passer à côté des réalités ambiantes de la situation politique de notre pays aujourd’hui, pour s’en tenir à une présentation uniquement optimiste de bout en bout. Soyons donc également clair, sur les dangers, les glissements et les dérapages qui s’amoncèlent sous nous yeux chaque jour, et avec des formes et des acteurs dont certains échappent à notre entendement voire à notre identification.

Alors que nous célébrons un autre anniversaire du Grand dialogue national de septembre – Octobre 2019, certaines régions du pays connaissent une accélération des crépitements des armes, une accentuation des déplacements des populations. Il y a un recours à des armes de guerre de plus en plus sophistiquées, utilisées par des personnes et des groupes qui ne défient plus simplement l’autorité de l’Etat, mais qui attaquent ouvertement et barbarement les forces de défense et de sécurité, fondement de la République, symbole de l’Etat de droit.

D’abord, la position du MPDR, exprimée à travers diverses publications, supports de communication et entretiens avec les médias de toutes natures, n’a jamais varié en ce qui concerne le jugement sur le Grand Dialogue national. Ce fut et ça restera un moment fort de réflexion, de communion et de décision pour notre destin collectif. Quant à la mise en œuvre effective des résolutions, j’ai entendu beaucoup de commentaires, d’analyses et de critiques, certaines plus caustiques ou plus réalistes que d’autres. Mais au final, je tiens à vous rappeler qu’aucune institution n’est parfaite, et aucune œuvre humaine ne l’est non plus. Ce qui compte, c’est d’avoir la volonté d’avancer, de travailler, de trouver des solutions aux problèmes qui se présentent, avec les maîtres mots de la patience, de l’humilité, de la tolérance, de la sagesse et de la solidarité. Quand il s’agit d’une affaire personnelle, solitaire, égoïste et individuelle, on peut se presser et s’empresser, s’exciter dans tous les sens sans précautions. Mais, quand il s’agit de la nation, du destin de la cité, de la collectivité, il convient absolument de faire attention et d’être prudent, de faire chaque chose et de prendre chaque décision avec tact et responsabilité.

Chers Amis,

Vous avez donc compris, que quoi qu’il en soit, ce fut un événement, avec ses manquements et ses insatisfactions, ses succès et ses réussites aussi. Mais ce fut une étape à intégrer positivement. Maintenant, au regard de la suite, de la scène qui se présente, peut-être que devrions-nous déjà penser à une autre étape. Je veux faire ici écho, à l’analyse de notre frère et compatriote Christopher Fomunuoh, lequel pense que quelque chose n’a pas été dans le bon sens, et que quelque chose doit encore ou devrait encore être fait. Nous devons approfondir la réflexion et renouveler l’expérience, pour mieux adresser les défis, et prendre en considération la fluctuation des acteurs.

Le NOSO nous préoccupe sur ce point. Cependant, pour ceux qui à partir de là, font une analyse incriminante contre notre gouvernement, contre notre président et nos institutions au sens large et général, que disent-ils de la situation dans l’extrême – nord du pays, où les actes criminels et terroristes de Boko Haram nous causent un tort indicible ? Est-ce aussi là-bas la faute de l’absence de clairvoyance ou la faute de l’ordonnancement des institutions ? IL y aura certainement une autre phase, voire plusieurs autres phases du grand dialogue national, ne serait-ce que pour mieux faire écho, aux déclarations en forme de prophétie, des illustres disparus que sont, Christian Cardinal Tumi et Sultan Ibrahim Mbombo Njoya, pour la mémoire desquels, nous avons observés une minute de silence tantôt.

En effet la substance des interventions de ces deux patriotes d’exception, nous habite et nous interpelle. Elle marque et influencera toutes les réflexions sur le destin de notre pays. Bien évidemment, qui dit position et réflexion, dit aussi et nécessairement, réserves et ajustements contextuels, parce qu’on peut tout dire, mais la réalité peut tout changer ou tout contrarier.

Maintenant, que devons-nous croire, accepter, penser, diffuser et instruire à nos enfants, que le Cameroun est entré en guerre contre son peuple, une partie de son peuple, ou contre certains de ses enfants ? La question est très importante, si l’on s’en tient à toute la littérature ambiante ventilée par certains réseaux, circuits et alliances de fait, des acteurs de mauvaise foi notoire.

Notre réponse ne variera jamais, parce que la seule réponse c’est non, jamais et jamais. C’est le lieu de rappeler à l’ordre, les pourfendeurs et les dénigreurs de nos forces de défense et de sécurité. J’ai entendu des leaders que l’on croyait responsables, célébrer la guerre, appeler à la guerre, souhaiter l’invasion des villes et des villages par des armes et des bombes. C’est tellement choquant et irresponsable, que je manque de mots ou de nom pour traiter ces incendiaires et lanceurs des flammes.

Chers Amis,

La guerre n’a jamais aidé une nation, et le Cameroun n’a jamais choisi ni d’en faire à ses voisins, ni à son peuple ou à une partie de son peuple. Le sang qui coule dans le NOSO ou dans l’extrême nord, tant qu’il provient du corps d’un Camerounais, est notre sang à nous tous, c’est le sang de toutes les Camerounaises et de tous les Camerounais. IL n’y a pas un sang des gens bizarres appelés Ambazoniens, et un sang des autres. C’est le même sang, d’une même nation, d’un même peuple, du nord au sud, de l’Est à l’Ouest.

Je veux ici, saisir l’occasion, pour m’adresser particulièrement à nos forces de défense et de sécurité. La nation toute entière vous soutien, vous accompagne et vous regarde avec admiration, solidarité, compassion et encouragements. C’est pour notre pays, pour nos familles, pour notre destin commun, que vous vous battez, que vous vous soumettez au sacrifice, que vous subissez cette guerre asymétrique, imposée à tort par certains de nos compatriotes sans réelles motivations légitimes.

Sans doute mal conseillés ou mal orientés, des gens ont choisi des méthodes d’expression, qui ne sont ni plus ni moins, que des méthodes violentes et sanguinaires. La mort des soldats est devenue une succession d’assassinats, hors de toute planification de combat classique, et pour cela, nous redisons notre compassion aux familles éplorées, aux veufs, aux veuves, aux orphelins, aux enfants de la gardienne de prison Ayafor, à ceux de la jeune déléguée départementale du MINPAT, aux écoliers de KUMBA, mais également aux veuves et aux orphelins des enragés Ambazoniens vers qui et à qui, la nation ne cessera jamais de tendre la main. C’est la volonté du Chef de l’Etat et de celle de toute la nation.

Il n’y a pas de doute, et il n’y aura jamais de doute, sur le soutien à notre armée, à toutes nos forces. Ceux qui appellent le désordre et incitent à la guerre et aux crimes, savent bien que sans nos forces de défense et de sécurité, ils ne passeraient pas une seule nuit tranquille dans leur domicile.

Par ailleurs, jamais aussi, vous ne devriez perdre de vue, les efforts consentis par notre pays depuis son accession à la souveraineté internationale, pour bâtir les instruments et les logistiques humaines et matérielles, de sa sécurité. Nous disposons des meilleures écoles de formation pour les besoins de la cause, et cela pour toutes les catégories des forces. J’ai entendu beaucoup parler de trahison, de désertion ou encore de retournement de veste, mais quoi d’extraordinaire vraiment ? Des gens trahissent, des gens ont toujours trahi et des gens trahiront toujours. La trahison fait partie des incidences qui meublent et agrémentent les rapports humains de toutes natures. Toutes les armées du monde connaissent ce phénomène. L’essentiel, demeure dans la capacité de stabilisation, d’équilibre et d’efficacité des institutions, qu’elles soient civiles, sociales et économiques ou militaires. Au contraire, on apprend des échecs, tout comme on apprend des déceptions et des travers, dans l’agencement et l’opérationnalisation des ressources humaines. Notre armée est forte, stable, patriote et résolument républicaine. Nous devons en être fiers.

Les femmes et les hommes engagés en armes sous les drapeaux, méritent une plus grande attention, une plus grande affection, et des félicitations accrues au moment où ils mènent un combat acharné pour maintenir la paix, préserver nos frontières et protéger notre intégrité territoriale ainsi que l’unité de notre peuple. Vaincre la terreur et le désordre comme préalable pour parvenir à une paix réelle, à un dialogue effectif et à une réconciliation concrète, ou alors avaliser les destructions, installer le terrorisme dans les mentalités et plier l’autorité de l’Etat pour aller vers la paix ? Chacun doit comprendre où se situe la réponse : Non, non, non. L’Etat ne pliera jamais, et les institutions ne sombreront jamais face à des gangs sanguinaires. Ceux qui ont pris les armes doivent les déposer, et ceux qui les soutiennent, doivent impérativement cesser de les tromper. Le Cardinal l’avait dit, et je le répète aussi.

A tous ceux qui s’interrogent encore sur l’existence de la volonté de dialogue, rassurez-vous. Tout est fait dans ce sens, et tout continuera dans ce sens. Je veux ainsi saisir l’occasion pour féliciter et soutenir, le déplacement du premier ministre Joseph Dion Nguté sur le terrain auprès des populations. Nous devons tous condamner durement, ceux qui ont cru pouvoir troubler cette démarche importante, avec quelques coups de feu des fusils de chasse des rats. La tolérance et l’humilité sont les premières vertus nécessaires pour le dialogue, et vous savez tous, qu’à ce propos, Paul Biya en est l’incarnation parfaite. Des voix commencent d’ailleurs à s’élever ici et à l’étranger, pour dire que le président est trop tolérant. Nous au MPDR, nous lui demandons de rester dans cette posture, pour donner encore du temps et une chance au dialogue, à la paix et à la réconciliation.

Chers Amis,

Peut-être que nous évoquerons tout, en masquant certaines réalités, celles des batailles de changement, de succession, de transition au sommet ou pire selon certains, de partage du pouvoir.

Notre position au MPDR est clair : Laissez faire la volonté divine, celle-là même qui nous a conduit jusqu’ici, jusqu’à la présente gare. C’est elle et elle seule, qui décidera de la prochaine gare et du prochain conducteur du train Cameroun. Enseignons à nos enfants la loi du temps, la loi de la vérité, de l’humilité et du respect des âges, de l’âge, des sagesses et des intelligences. On ne sacrifiera pas une nation sur l’autel des ambitions des individus ou sur les chemins et les remords des vengeances. Voulons-nous construire ? Si la réponse est positive, alors, la patience, la tolérance et la sagesse s’imposent. Elles s’imposent proche, loin, aux côtés, devant et derrière le Président de la République. Le Cameroun est tellement diversifié et multicolore, que le secouer brutalement, équivaudrait à introduire par effraction, un immense éléphant dans un magasin de porcelaine.

Chers Amis,

Mesdames et Messieurs,

Chers compatriotes,

Le monde nous intéresse et nous interpelle, et nous faisons partie intégrante du monde.

L’Afrique bouge, dans tous les sens, mais jamais à reculons, contrairement à certaines affirmations abjectes. Un enfant qui est déjà né, ne peut que grandir, et il faut donc cesser de faire comme si l’Afrique est restée ou est condamnée, dans la position d’un enfant qui rampe éternellement. La succession des changements de régime dans quelques pays, participe d’une transformation normative qui prépare ou concoure, à la maturation des intelligences frustrées ou contrariées, ambitieuses ou pressées et empressées. C’est à chaque peuple, à chaque nation, ses choix, ses problématiques et ses solutions. Personne ni aucune structure externe, n’a le droit d’émettre un jugement de valeur catégorique, sur les mutations institutionnelles et politiques intervenant dans un autre pays. Nous avons assisté pendant quatre années, au règne à Washington, d’un président qui faisait tout à sa tête, au point que des analystes très sérieux, se sont mis à craindre qu’il ne déclenche la guerre nucléaire, dans une de ses sautes d’humeur.

Les Etats-Unis sont la plus grande démocratie du monde, la première puissance, et c’est là-bas justement, aux yeux et sous le regard de toute la planète, que l’on a assisté à des disputes électorales, à l’action des voyous qui envahissent le parlement, tirent des coups de feu, et assassinent des gens, y compris des agents de sécurité. Je ne comprends donc pas comment, des jugements les plus malsains, se déporteraient facilement sur l’Afrique, pour moins que cela moins que ce genre de barbarie électorale.

C’est l’occasion de regretter les propos du président de la République française, Monsieur Emmanuel Macron, à propos du Mali et des mutations institutionnelles dans ce pays, des choix de ses partenaires diplomatiques et sécuritaires, et l’orientation souveraine de sa politique internationale. La règle doit être la coopération dans le respect mutuel et la considération mutuelle, selon les normes et valeurs consacrées du droit international classique. Mais ce faisant, personne, en commençant pas le peuple et le gouvernement du Mali, ne devrait discuter la vérité selon laquelle, sans l’intervention française prompte et efficace, décidée par le président François Hollande, les rebelles djihadistes auraient pris le pouvoir à Bamako. En réalité aucune nation ne se suffit dorénavant, et la coopération s’impose avec des exigences nouvelles, qu’il faut encadrer avec intelligence, en tenant compte des préoccupations et des priorités de tous les intérêts nationaux. L’erreur serait de trop accentuer la priorisation des intérêts nationaux, sans aucun souci de concession et de concertation, et donc en fermant la porte au multilatéralisme.

A ce propos, le retour des Etats-Unis à une certaine coopération plus responsable sur la scène diplomatique planétaire, devrait être saluée par tous, même si par certains aspects purement mercantiles à l’instar de la crise des commandes des sous-marins impliquant la France, l’Australie, le Royaume Uni, un autre son de close semble indiquer, une persistance des méthodes unilatéraliste et égoïstes de l’administration Trump.

Chers Amis,

L’Afrique centrale se porte relativement bien, au regard de la stabilité de l’ensemble des pays, de la redynamisation en cours des institutions de coopération sous-régionales, de même et surtout, la rapide stabilisation du Tchad et les avancées de la paix et du dialogue en Centrafrique.

C’est pourtant, tout un autre sujet, qui nous interpelle, qui canalise et focalise en même temps, la grande attention pour toute l’Afrique. Il s’agit du réchauffement climatique et des préoccupations environnementales. Il est temps que nous soyons sérieux et très sérieux à ce propos. Les changements climatiques sont une réalité aux conséquences effrayantes et dévastatrices. Chacun peut déjà voir avec les désordres dans la venue des différentes saisons. On ne maîtrise plus vraiment la saison des pluies, ni la saison sèche comme nous l’avions appris dès l’école primaire. Les choses vont dans tous les sens.

Voici une belle occasion, de nous pencher sur l’institutionnalisation des efforts dans ce sens. Il ne s’agit pas seulement de créer des ministères dits de l’environnement, de la nature et du développement durable, il faut faire du concret et prêcher par l’exemple. A quoi sert un ministère qui n’a même pas pu empêcher, l’empoisonnement massif des jeunes avec les whiskies en sachets ? Tout ce qu’on fait là-bas, c’est de faire le tour des commerces pour leur extorquer des sommes importantes, au prétexte qu’ils utilisent des sachets plastiques ou qu’ils auraient violé des règlementations aléatoires. Nous avons sévèrement condamné ces pratiques et invité à les combattre. Nous demandons solennellement au gouvernement, de traquer et de conduire devant les tribunaux, les promoteurs des unités de production de ces poisons d’alcool en sachets.

C’est le lieu de féliciter nos services douaniers, le ministère du commerce, la gendarmerie et la police nationales, pour leurs nombreux succès dans la traque des industriels de la mort, les trafiquants et les faussaires qui ont installé des distilleries clandestines et malpropres dans des domiciles. Ces capitalistes des caniveaux doivent être châtiés durement.

Sur tout un autre chapitre, les violences faites aux femmes, nous déplorons le silence et l’inaction du ministère de la promotion de la femme. Lutter contre le phénomène aurait dû figurer au premier chapitre de son agenda, mais nous assistons au contraire, à une léthargie regrettable. Nous l’avons fait savoir à madame la ministre, le professeur Marie Thérèse Abena Ondoa.

 

 

 

Un autre phénomène nous préoccupe. Il s’agit des attaques contre les policiers et les gendarmes dans le cours de leurs missions. Ces derniers temps, quelques individus, des citoyens mentalement malades qui ont cru vivre dans un pays de l’anarchie, se sont essayés à ces dérives. Nous avons demandé leur punition très sévère, et nous conseillons à nos militants et sympathisants, de prêter main forte aux éléments de sécurité en mission officielle partout. Ce sont des femmes et des hommes qui risquent leur vie chaque jour, loin de leurs familles, pour nous protéger, pour assurer la sécurité des personnes et des biens. Nous devons les soutenir et les accompagner.

Dans le même temps, nous ne soutiendrons jamais celles et ceux des éléments, qui se comportent de manière à trahir leur serment, à violer la déontologie et exposent ainsi tout un corps. C’est pour cela que nous nous félicitons, de la prompte réaction du Délégué Général à la Sureté nationale, qui a ordonné des punitions contre des policiers pris en flagrant délit, de torture d’un citoyen par des frappes sur la plante des pieds avec une machette.

Chers Amis,

Je ne vais pas clôturer ma communication, sans vous parler de la vie du parti. Une seule phrase : nous nous portons bien ; le parti avance, avance, avance avec le pays.

Certes, nous tardons encore, avec le grand congrès qui devrait officialiser la mise en place du premier vrai bureau national, mais à quelque chose malheur est bon. Nous avons vu et reçu tellement d’aventuriers, de fauteurs de troubles, d’opportunistes, de prétendus ou supposés transfuges, de mendiants et d’indigents, que nous pouvons remercier le ciel de nous avoir épargné le pire. Vous savez, il n’y pas de vrais militants dans la plupart des cas, il y a des gens avec des sacs de problèmes en quête de rives, pour déposer leurs malheurs, et sucer le sang de ceux qui peuvent avoir quelque chose de concret à offrir pour leur pays, pour la paix et la prospérité. Les milliards du MPDR que certains calculaient, se sont avérés inexistants. Ils ont donc fait tomber les masques, sont repartis sur la plante des pieds, ou ont été vertement éconduits. Notre règle de fonctionnement est claire : point de recours ou de référence ethnique et tribal ; point de commandement autocratique des instances supérieures ou nationales ; point de discours d’injures, de la haine, des fractures ou du mensonge ; autonomie complète des structures à la base qui seules, décident de leur programme de travail, de leurs moyens d’action, de leurs recrutements, de leurs finances et de leurs dépenses. Nous faisons la politique autrement, et nous soutenons les institutions républicaines. Nous sommes des patriotes qui pensent et croient fermement, que le Cameroun se gère au Cameroun, et que c’est entre nous, chez nous, par nous, que nos problèmes trouvent leurs solutions, pacifiquement et pour tout.

Si vous ambitionnez d’adhérer au MPDR, ne venez pas voir Shanda Tonme, et surtout, laissez vos ambitions, vos diplômes, vos titres et vos costumes à la maison. Allez humblement vous adresser au responsable local, en jurant de respecter nos institutions, d’aimer notre pays, et de militer activement pour la paix, pour le dialogue, pour la réconciliation. Nous sommes définitivement des Médiateurs, et nous ambitionnons de construire notre pays et non de le détruire. Enfin, à ces experts de circonstance, dont certains ne savent même pas tenir un tournevis, et qui écument les plateaux de télévision pour critiquer nos forces armées et donner des leçons fumeuses de stratégie, je conseille définitivement l’humilité, le respect des soldats qui tombent lâchement, car attaqués lâchement, et je recommande le silence. La république a besoin d’union, de compassion et de solidarité, et non de professeurs de guerre improvisés./.

Vive le MPDR

Vive le Dialogue et la Réconciliation

Vive la Paix Vive le Cameroun

J.C. SHANDA TONME

Président, Médiateur Universel