Capitaine de Vaisseau ATONFACK GUEMO, Chef de Division de la Communication - MINDEF

Honneur et Fidélité - MONDIALISATION : paravent à une ignoble déshumanisation

Longtemps présentée comme une œuvre philanthropique de civilisation de peuplades jugées incultes au plan scientifique et arriérées au plan de la culture, la colonisation a connu ses heures de gloire.

Or très vite, la louable intention affichée va servir de paravent à d’ignobles actes de prédation, que l’on tentera de ranger dans le cadre d’un opportunisme purement accidentel.

À se demander ce qu’il y a d’opportuniste et d’accidentel dans la planification, le financement, la promotion et la conduite d’expéditions chargées de prendre le contrôle de contrées lointaines afin d’en spolier les richesses ?

L’extermination, l’asservissement et la déportation de populations entières, l’interdiction des pratiques cultuelles et culturelles locales, la destruction et le pillage des objets de l’art indigène, tout ceci ne constituerait qu’une insignifiante excroissance sur le projet de propagation de la science universelle dont seule une minorité se réclamait jusqu’alors dépositaire, selon certains.

Mais, il serait erroné de croire que la fin légale de l’esclavage ou de la colonisation aura donné un coup d’arrêt définitif aux velléités de domination. Bien au contraire, l’ancienne ambition de totalitarisme global que l’on disait en voie de caducité retrouve un surcroît de vitalité.

Pour preuve, la vaste campagne de subversion intellectuelle, morale et sociétale lancée en direction des nations les moins financièrement avantagées. À la différence qu’en lieu et place du galion d’autrefois qui en constituait le navire amiral, les nouvelles technologies de l’information et de la communication font office de cheval de Troie de l’actuelle flambée des tentatives d’aliénation de nos peuples. Puisque ces NTIC sont aujourd’hui employées telles des armes de destruction massive de cette même connaissance dont elles étaient censées faciliter l’accès. Il est vrai que le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions.

L’incitation à des attitudes irrévérencieuses vis-à-vis de l’Etat et ses symboles, le mépris pour les codes de bienséance en société, la ringardisation des pratiques séculaires, la légitimation à marche forcée du vice au détriment de la vertu ; tous ces faits tendent à terme à l’émergence de l’africain dépourvu de conscience, cette disposition spirituelle qui est la seule bouée de sauvetage susceptible de lui permettre de réchapper au cours de la déshumanisation, et donc, de lui conserver sa capacité de penser et de décider.

Car à l’heure du conformisme mimétique encouragé par des mots d’ordre directifs eux-mêmes charriés par une infosphère libertaire et libertine, penser et décider sont devenus des propriétés en danger d’extinction rapide, parce qu’elles s’inscrivent à contre-courant de la tendance au copier-coller de tout ce que nous recommande l’outre-mer.

 

Ainsi, le coronavirus qui n’aurait d’origine qu’africaine, ne causerait d’hécatombes qu’en Afrique ; et il n’y a qu’en Afrique où les mesures barrières prises dans l’optique de son endiguement seront taxées d’attentatoires à l’exercice de la liberté d’expression.

Comme si les effusions, la promiscuité et les mouvements de foule garantissaient une quelconque immunité collective aux africains. De même, les rares restrictions aux déplacements édictées par nos gouvernements sont prises pour des emprisonnements de masse, par ceux-là même qui sous d’autres cieux étaient pourtant soumis et restent soumis à d’interminables suites de confinement et reconfinements.

Des points de vue insidieusement orientés, goulument repris en cœur par nombre de nos frères et sœurs, plus soucieux de se concilier les bonnes grâces de prédateurs, que du bien-être de leurs communautés d’origine.

Pas besoin alors de s’interroger sur l’émergence, la persistance et la récurrence de déviances inconnues ou marginales qui affectent le présent et oblitèrent le devenir de nos sociétés africaines.

La pédocriminalité, l’homosexualité et le terrorisme sont de ces déviances-là. Pourtant, la maxime le dit et le répète, qu’à beau mentir qui vient de loin. À bon entendeur !!!

Capitaine de Vaisseau

ATONFACK GUEMO,

Chef de Division de la Communication - MINDEF