Le Dr MONDOUAGNE ENGKOLO Louis Paulain, cardiologue à l'HRS

Cameroun – Journées portes ouvertes de l’Hôpital de Référence de Sangmélima : " Nous sommes la seule structure publique a implanter des stimulateurs cardiaques "

Les journées porte ouvertes de l’Hôpital de Référence de Sangmélima (HRS) se déroulent sans anicroches et génèrent parallèlement un grand nombre de participants et des patients de venus de tous horizons. Etant un établissement à caractère sous-régional et classé hôpital de 2è catégorie, cette distinction permet durant ces trois jours (du 16 au 18 novembre 2021) d’orienter les populations, de présenter une meilleure offre de services médicaux et également de lancer une opération de charme.

Conduite sous la houlette de l’éminent Pr NOAH NOAH Dominique, qui a récemment été installé Directeur Général de l’HRS (il entame son second mois à ce poste), ces journées portes ouvertes a déjà accueilli près de 700 personnes qui ont été consultées depuis le mardi et le mercredi 16 et 17 novembre 2021, et 31 opérations des hernies ont également été effectuées. Les différents domaines de la médecine n’ont pas été en reste tels que la stomatologie, la cardiologie, l’ORL, la chirurgie obstétricale, la chirurgie dentaire…

« Je suis médecin cardiologue et dans mon pôle de consultation, j’ai principalement les patients qui font ce qu’on appelle chez nous les maladies cardiovasculaires, donc les maladies qui attaquent le système vasculaire, le système cardiaque, et dans le contexte qui est le nôtre nous avons beaucoup de patients avec l’hypertension artérielle. Prendre en charge l’hypertension artérielle est quelque chose d’assez complexe et qui nécessite un certain nombre de choses.

Il faut vraiment une communication soutenue, directe, franche et régulière avec les patients. Donc ce qu’on venait d’avoir avec les patients et qu’on va continuer d’ailleurs, c’est l’éducation thérapeutique, parce-qu’il faut que le patient comprenne exactement ce que c’est que sa maladie, et si vous avez remarqué pendant qu’on discutait avec les patients, on pose aussi des questions pour savoir quelles sont les informations déjà que les patients ont de leur maladie, et on vient on apporte des corrections, des ajustements et puis voilà. Donc ça entre dans la prise en charge des pathologies cardiaques et en l’occurrence pour ce cas l’hypertension artérielle. Et prendre en charge l’hypertension artérielle ce n’est pas juste donner un médicament contrôler la tension, mais c’est surtout ce qui est recoupé dans ce que nous appelons les mesures hygiéno-diététiques, c'est-à-dire comment le patient doit s’alimenter, comment le patient doit boire, comment le patient doit se bouger. Le volet qu’on n’a pas encore touché c’est comment le patient doit penser ? Il faut par exemple éviter le stress entre autres. On essaie de jauger le niveau de connaissance des patients par rapport à la maladie qui est la leur, on fait les similitudes avec d’autres pathologies, comme on a par exemple parlé du diabète ou de l’obésité.

Tout à l’heure on va leur expliquer que l’obésité entraine beaucoup d’autres maladies que l’hypertension artérielle, donc les maladies du système rhumatismal, les maladies du système endocrinologie donc ce qu’on dit concrètement au patient, c’est quelle est la maladie ? Quels sont les risques encourus d’avoir cette maladie et de ne pas la prendre en charge, à quoi est-ce qu’on s’attendrait ? Et ce qu’il faut faire pour éviter et on déballe tout le diagramme de la prise en charge point par point. Le volet médicamenteux, le volet psychique et le volet qui concerne les mesures géo-diététiques, dont la nutrition, l’activité physique et autres. Il faut poser la question de savoir qu’est-ce que le diabète ? Quels sont les risques qu’on coure en ayant un diabète qui n’est pas contrôlé ?

Et maintenant comment faire pour la prendre en charge ? Toutes ces maladies cardiovasculaires, diabète et d’autres d’ailleurs, le volet le plus important mais surtout pour le diabète, ce sera les mesures géo-diététiques parce-que pour un diabétique qui ne va pas observer l’alimentation, le régime alimentaire, la diète alimentaire, quelque soit les anti-diabétiques qu’on lui donnera, il ne sera pas équilibré. Donc quand on aborde le volet du diabète, il faut un accent particulier dessus. J’ai dis aux patients tout à l’heure que le poids si on n’est pas encore diabétique et qu’on est en surcharge pondérale, les études scientifiques démontrent qu’on est candidat à être diabétique, car c’est une question de temps, surtout si le poids est important parce-que la surcharge pondérale ou l’obésité développe les résistances à la consommation ou le fonctionnement de l’insuline.

Concernant le diabète il faut bien prendre son traitement régulièrement tel qu’il est prescrit, il faut observer les mesures hygiéno-diététiques mais surtout pour la diète, tel que cela est recommandé et observer et respecter les rendez-vous chez le médecin parce-que en venant voir le médecin on saura si on est bien contrôlé, s’il y’a des efforts à apporter encore sur certains aspects par rapports à la prise en charge et puis il y’a un accompagnement psychologique essentiel pour la prise ne charge des patients. Nous implantons des stimulateurs cardiaques à Sangmélima et nous sommes la seule structure publique à le faire. » A rapporté le Dr MONDOUAGNE ENGKOLO Louis Paulin, cardiologue à l’HRS.

Odile Pahai