MPDR/MANDELA CENTER INTERNATIONAL : SHANDA TONME donne son avis

Suite au rapport établi par Mandela Center au sujet de son enquête  indépendante sur l’affaire de l’ambulance de l’organisation « Médecins sans frontières » et la connexion avec les terroristes ambazoniens, le Pr SHANDA TONME, Président du MPDR et Médiateur Universel s'est exprimé. La quintessence de son courrier à l'endroit de Monsieur Jean Claude Fogno Secrétaire exécutif permanent MANDELA CENTER INTERNATIONAL a été rédigé comme suit : 

Yaoundé, le 13 Février 2022

Monsieur le Secrétaire exécutif permanent,

Vous avez été gentil, respectant le parallélisme des formes, de me faire tenir par courrier électronique, une copie du rapportde votre commission dite indépendante, sur l’affaire de l’ambulance de l’organisation étrangère « Médecins sans frontières », MSF, transportant un chef terroriste ambazonien, et intercepté par les forces de défense et de sécurité camerounaises. Je vous en remercie très sincèrement.

Je vous prie ensuite, de me permettre d’user de mon droit de libre appréciation et de jugement, pour formuler quelques observations :

Premièrement, sur la forme : le caractère indépendant de la commission n’est pas établi à priori, tant que la liste des membres la composant, n’a pas été rendue public. Ensuite, vous n’avez pas non plus rendu public, la lettre de mission dont vous faites état, venue de la division de la communication du ministère de la défense. Enfin, la méthodologie utilisée n’a pas été mise en exergue, qu’elle soit routinière selon vos canons et techniques habituels, ou spéciale et extraordinaire pourle cas précis. Des carences importantes apparaissent à ce niveau.

Deuxièmement, sur le fond, votre rapport est un travail à charge, puisqu’il évacue, banalise voire ignore, des faits concrets au-delà du doute, révélés par le ministère de la défense dans son communiqué rendu public sur cette affaire au lendemain de sa survenance. Dans le même ordre, il est perceptible dès le départ, que vous cherchez à incriminer le gouvernement camerounais, en lui attribuant la responsabilité de la crise dans les deux régions. Selon vous, MSF et les autres organisations que vous désignez comme des anges, ne seraient jamais coupables, seraient hors de toute critique, devraient agir comme dans un terrain vague sans limites ni réserves ni contrôle.

En conclusion, votre rapport est un plaidoyer biaisé, qui rejoint l’ambiance crée, entretenue et répandue explicitement par certaines associations bénéficiaires de la loi de 1990, lesquelles, en sous-traitants, travaillent pour des desseins politiques tout court. A ce propos, il nous semble opportun de regretter amèrement, que le champ et les objectifs d’intérêt de ces associations, soient de privilégier la quête des faveurs, des libéralités de toutes natures des instances étrangères, plutôt que d’aider effectivement à éclaircir, à élargir, à approfondir et à populariser la défense, la protection et la promotion des droits et de libertés individuelles dans le contexte de la bonne gouvernance et de la démocratie. Il n’y a plus de crédibilité possible ainsi, et votre mission sociale se dilue dans des accusations inexactes, exagérées, irréalistes.

Nous sommes parfaitement conscients du travail immense qui nous attend, au regard de l’état des lieux dans tous les sens du terme, mais nous ne partageons pas la démarche qui consiste à tout peindre en sombre au Cameroun, à criminaliser en permanence le gouvernement, en soutenant implicitement les assassinats des écoliers, le recours aux engins improvisés, les assassinats lâches des soldats, des élites, des élus, des dignitaires traditionnels et des agents de l’Etat. L’Afrique n’a pas des organisations qui dictent aux pays dont sont originaires MSF et les autres.En retour, la prudence et le réalisme s’imposent, pour éviter la manipulation à des fins inavoués.Vous ne pouvez pasvous constituer en leur avocat, sans trahir l’essence même de votre dignité ainsi que de votre identité originelle et de votre statut de base./.

Fraternelles considérations./.

SHANDA TONME