Cameroun/Développement personnel : "La Tutelle" active l’initiative du système vision auprès des femmes

En marge à la célébration de la Journée internationale de la Femme (JIF) 2022, l’association des femmes des Postes et Télécommunications, "La Tutelle", a une fois de plus activée sa manœuvre expressive dans le volet éducationnel, organisationnel et sectoriel. Implémentée par le Ministre des Postes et Télécommunications (MINPOSTEL), LIBOM LI LIKENG née MENDOMO Minette, cette plateforme réuni les femmes actives dudit Ministère et qui de manière consensuelle oeuvrent à une meilleure structuration de leur vie professionnelle, sociale et familiale. La thématique de cette année 2022 étant : « L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable », "La Tutelle" a organisée une quatrième causerie éducative ce mardi 01 mars 2022 sous le thème : "Femme partenaire de l’homme dans le leadership trasformationnel".

Dirigée par Florence ABOULA FOKOUA, consultante internationale en leadership transformationnel, Directrice Afrique Francophone International Leadership Institut et Marraine du Mouvement ‘’Give Back to Mama’’, cette assisse a pu déballer les différents axes de gestion et d’organisation du leadership de la femme. Cette experte en développement personnel a éléboré différentes stratégies d’apprentissage et d’application lors de son speech et a notamment exploré deux aspects qu’étaient :

- L’apport des femmes : le système V.I.S.I.O.N

- L’atelier de planification stratégique

« J’ai eu le privilège en tant qu’experte en leadershiptransformationnel de m’entretenir avec les dames de ‘’La Tutelle’’ du MINPOSTEL et j’intervenais notamment sur le ‘’système vision’’, qui est un système que j’ai conçu, qui parle des valeurs, de l’innovation, qui parle du leadership de service, qui parle de l’inspiration, des opportunités et de l’amour pour la nation. Donc c’est un concept vision pour pouvoir se projeter en tant qu’acteur de changement, en tant qu’agent de développement dans notre nation, dans le rôle que les femmes ont à jouer.

Nous avons eu des moments excellents avec ces femmes et nous sommes notamment revenues sur ce qui constitue les valeurs dans leurs vies, les valeurs parce-que les valeurs sont le socle à partir duquel nous contribuons, ce sont les valeurs qui vous donnent un ‘’Mind Set’’participatif et contributif dans la société, et les valeurs constituent également l’énergie qui nous donne la motivation pour pouvoir agir tous les jours.

Il fallait donc recentrer ces femmes là, sur ce qu’elles représentent dans leur identité, non seulement en tant que agent de l’Etat, mais également en tan qu’individu dans ce sens, par rapport au thème de la Journée Internationale de la Femme, elles sont peut-être égales aux hommes dans leur nature et dans les contributions, elles sont quand même différentes, dans ce sens que les femmes sont des incubateurs de tous ce qu’elles représentent, de la famille, des incubateurs dans la société, des incubateurs dans leur milieu professionnel, des incubateurs dans leurs projections, des incubateurs de tout, même sur le plan spirituel, elles sont des incubateurs parce-que les femmes ne sont peut-être pas celles qui définissent la vision de la famille, mais c’est elles qui implémentent la vision de la famille, mais c’est elles qui implémentent également beaucoup d’actions, qui leurs sont données par leurs supérieurs dans leur département ministériel, dans leur milieu professionnel.

C’est un plaisir de travailler avec des dames qui ont tellement de capacités, et pour moi c’est une occasion de remercier, non seulement le MINPOSTEL, mais de remercier également ‘’’La Tutelle’’, pour cet engagemen renouvellé. Nous étions déjà ici en tant que marraine du mouvement ‘’Give Back to Mama’’, qui est promu par Monsier Ervé Mandeng ici au Cameroun et à l’extérieur dans la diaspora. C’est un plaisir renouvelé d’être là.

En deuxième partie de notre intervention, de notre expertise, nous avons travaillé sur l’élaboration d’un plan d’action stratégique et la fixation des objectifs individuels et même des objectifs collectifs pour les femmes en tant que professionnelle dans leur administration. De manière spécifique les attentes sont excellentes, les résultats sont excellents parce-que nous ne faisont pas des formations simplement pour pouvoir dispenser des idéologies données, des éléments théoriques, mis notre expertise c’est dans le leadership transformationnel.

Et qui dit leadership transformationnel, pense également aux attentes en terme de transformation. Transformation dans la vie personnelle, des personnes que nous avons pour cibles, mais également des transformations dans la vie organisationnelle, dans la vie sociale. Et nous avons et des feed-back des participantesqui sont tellement contentes, qui parlent déjà de ce qu’elles vont prendre comme mesures dans leur vie familiale, des mesures dans leur emploi, on a parlé des valeurs en terme d’éthique, en terme d’intégrité, des valeurs en terme de moralité, des valeurs en terme de relation aussi. Donc c’est une remise en question totale, ce sont des changements de paradigme qui amèneront ces femmes j’en suis sûre, à être performantes, à ne plus percevoir leur travail simplement comme une activité, mais sesentant des agents de transformation qui peuvent apporter une plus value dans leur milieu professionnel, et une plus value dans leur famille et dans la société. » A révélé Florence FOKOUA.

Le Mind Set comme outil révélateur de transformation

Rappelons que ‘’La Tutelle’’, compte également des femmes de la CAMTEL, de la CAMPOST, de l’ART et même de l’ANTIC. Ces femmes venues en grand nombre se sont prêtées au jeu en participant massivement à cette causerie éducative et en remplissant des fiches complémntaires afin d’aborder un nouveau dynamisme dans la structuration de leur quotidien. L’experte Florence FOKOUA a tour à tour initié une ambiance de confiance en permettant à chacune d’elle de s’ouvrir et d’aborder les sujets quelque peu inavoués de leur environnement social, de travail et familial.

« Je viens de la CAMPOST, la CAMPOST qui est une association dérivée de notre Ministère de tutelle. Je crois que cette formation vient à point nommé, c’est un séminaire qui est très interessant pour nous, parce-que vous savez que nous sommes dans le domaine de la finance et dans le domaine des services. Rappeler aux gens quelles sont les valeurs auxquelles elles croient est très important, ça fait que ça change notre façon de servir les gens et ça change même le regard des autres sur nous.

Aujourd’hui je pense qu’on a eu le temps et même cette opportunité de nous rendre compte que l’intégrité c’était quelque chose de très important, et de savoir que c’est quand tu crois à tes valeurs que tu te donnes de la valeur aussi. On ne peut te considérer que parce-que tu portes quelque chose aux autres. Le Cameroun tel qu’il se dessine aujourd’hui, où nous sommes dans une bonne période, la femme a quelque chose à apporter. De plus en plus aujourd’hui, les femmes font des projets, sont à la tête des projets qu’elles mènent.

Je pense qu’en ce qui concerne la formation, nous avons intérêt à apprendre déjà par nous-même, parce-que les formations qu’on nous fait, nous les trouvons sur internet. C’est vrai que sur internet on peut trouver des formations, mais ce n’est pas pareil. En présentiel il y’a une différence. Je pense qu’aujourd’hui la femme doit apprendre pour pouvoir rendre à la société, ce qu’elle attend de la société. Mais nous attendons beaucoup en tant que femmes de la société, nous attendons un avenir meilleur pour nos enfants, nous attendons un pays meilleur, mais si nous savons quel rôle nous avons à jouer, nous en tant que femmes, je crois que ce sera un gain pour tout le monde. » A signifié Mme Désirée Ngo Ndjeng, vice-présidente de l’association de la CAMPOST (Campostières).

« Nous sortons d’une causerie éducative très enrichissante parce-que de ce volet de la vie, nous ne l’avons pas malgré l’expérience que nous avonsdans nos carrières professionnelles et toutes les compétences académiques que nous avons. C’est un volet de la vie qui manque dans l’éducation, dans l’enseignement de la femme, de la jeune fille et que nous sollicitons aujourd’hui ; que ce soit renforcé tant au niveau de nos départements ministériels, même dans les établissements scolaires, surtout les jeunes dans le niveau estudiantin.

Parce-qu’il est question pour la jeune fille d’embrasser la vie sociale, la vie politique, la vie économique. Ce volet de sa valeur, elle la connait très peu. Il nous a été appris beaucoup d’éléments dans la vie qui se synthétisent au niveau de la vision. La vision c’est un système qui permet à la femme de connaitre sa valeur, de savoir qu’elle est innovatrice, qu’elle doit définir des stratégies de sa propre vie, qu’elle doit aller vers la créativité aussi, l’inventivité et embrasser les aspects de la nation, c'est-à-dire tenir compte du développement tout entier du pays, dans tout e qu’elle envisage comme projet et comme activité.

Nous en sommes à la quatrième causerie éducative et nous constatons que les femmes sont impactées, les femmes ont impactées déjà dans leur manière de percevoir les projets et autres études qu’elles ont dans leurs différents bureaux, dans leurs différents lieux professionnels et même sociaux. Nous constatons comme au sein de l’association il y’a des femmes prédicateurs, il y’a des femmes qui sont à la tête d’autres associations, cela impacte de mouvement associtif des femmes à la fois sur le plan social que dans les milieuxprofessionnels dans lesquels nous sommes. » A indiquée MUTLEN Cathérine, Présidente de la "Tutelle".

Engrengé par le mouvement "Give Back to Mama", Florence FOKOUA estime que les femmes dans le secteur administratif et même social ou familial, doivent implémenter cette mesure salutaire pour le bon déroulement de leurs activités et de leur focntions au quotidien. 

« L’initiative ‘’Give Back t Mama’’ a posé ses jalons, on se projette dans l’avenir avec Monsieur Mandeng, dans le suivi des activités que nous avons eu l’année dernière et que nous nous projettons déjà dans un partenariat. Il faut dire que cette initiative ci va dans la continuité de ce qui a commencé avec ‘’Give Back to Mama’’, dont la mission est vraiment de ramener nos expertises de la diaspora au Cameroun, pour pouvoir contribuer au développementde la nation, dans les capacités que nous avons. Ce sont les fils de la nation qui reviennent, moi-même j’en suis une qui part et qui revient, et qui contribue, qui veulent donner.

Il s’agit d’appeler la conscience de tous les camerounais à contribuer d’une manière ou d’une autre. Nous venons de finir la CAN, nous avons eu le sentiment de cette conscience nationale là, nous ne voulons pas que ça se passe seulement pendant la CAN, nous voulons que tous les camerounais arborent cette identité nationale là et puisse contribuer à ce que nous considérions notre nation comme la terre mère à qui nous rapportons. Donc ‘’Give Nack to Mama’’, c’est vraiment ce concept qui nous amène à rapporter notre expertise et à donner la dîme de nos compétences à notre nation indépendamment de ce que nous pouvons avoir comme contribution, comme rentabilité. La plus grande c’est la transformation que nous apportons autour de nous. » Dira Florence FOKOUA concernant le mouvement "Give Back to Mama". 

Odile Pahai