Opinions : Arsène Gaël Onana à Abdel en vrai : " Le Cameroun n'est pas le paradis, mais ce n'est non plus l'enfer que vous décrivez "

L’humour est quelque peu apprécié des uns et parfois réfuté par d’autres. Ployer sur le joug du mensonge, de l’ironie, d’un sarcasme inadapté et peu crédible fait de certains diseurs d’incohérences, des devins tout droit venus des contes de milles et une nuit. Est-ce le cas de cet humoriste (qui selon lui ouvre sa chapelle au plus offrant) dénommé Abdel plus communément surnommé « Abdel en vrai » dans les réseaux sociaux ? Aucun quidam ne pourrait en trouver l’exactitude.

D’orignie Marocaine, il s’est sans doute plus révélé au monde en ayant conquis la nationalité Belge, cette grande nation qui s’est fait connaître par son appétit de gloutonnerie envers les colonies africaines. Disposant d’une chaîne Youtuve (AJ+) où dans ses moments de concentrations et de créativité sans restrictions, son humour que certains jugent acerbes et même pointilleux, ce dernier semble-t-il offrir un glas de bonheur tel un millésime d’illusions, poussant vaille que vaille à une éllipse d’inconguités.

Se sentant sans nul doute au dessus de la dignité humaine et du savoir, cet illustre humoriste, champion toutes catégories, n’ayant point d’ardeur dans sa gibecière a forcément trouvé utile d’offrir son art au Cameroun, tel un musc enfanté dans son cortex pour éventuellement déverser cette grande intelligence. Oubliant ou refoulant à bout portant ses origines géographiques et veinales, cet humoriste qui sembe-t-il serait une maître dans l’art du rire s’est offert un géant spectacle en intégrant sans complaisance l’image d’un patriarche tel que S.E. Paul BIYA Président de la République du Cameroun, dont les éloges guindés ont glissé vers cette surrenchère d’irréalisme dans ses nombreuses descriptions.

Evoquant sa tenacité au pouvoir dans sa vidéo tout en insistant qu’il tient le bâton de commandement de l’Afrique, Abdel dans son illumination change sans conteste le monde dans ses dires sensés apporter du rire provenant de la Belgique au Maroc.

Parcourant sans doute dans un humour irréprochable de son existance pour le Cameroun (il aura sans doute découvert cette fascination autour de cette nation ergonomique), son aura de connaissances a certainement chuté lorsqu’il évoque un des pays ou ses frères de sang, de culture, d’identité sont quotidiennement appelés « africains », où emprunter un taxi devient une irrégularité, ou la corruption est un phénomène social important et touche tous les secteurs de la société. En outre, le Maroc pays de ses ancêtres où la teinte de son épiderme et de son faciès ont été courronnés d’épithètes singuliers, n’a point trouvé de liberté à continuer d’affranchir son verbe par cette langue dite de Molière.

Selon la Banque Mondiale, la corruption tant citée dans l’adjectif camerounais représenteau Maroc environ 39 milliards de dirhams par an. L’humour sur les « Africains » semble sans conteste régler cet immense talent dont jouit le « clown de service ».

Oui mettre un ton blafard dans ce hoquet de rire gratifie en toute chose son idéal. Le Cameroun terre d’accueil, souvent cité comme l’Afrique en miniature est une véritable boite de pandore, vu sa diversité culturelle, son attachement à son identité première et sa culture de la paix. Voguer d’images en images (sans doute un autre héritage de l’Euro-Asie de certains de ses pairs) a dû procurer à Abdel le « monstre du rire » une synonimie à n’en point finir. L’an 1989 au Maroc est pourtant historique aux vues de ses décisions et propositions géographiques et étatiques. Oh que oui, la belle Europe aurait pu adjuger cette demande tant rêvée de déplacer ce pays et le coller au « au vieux continent ». Une âme d’humoriste revencharde l’aurait sans doute écrite et diluée dans un texte humoristique, Oh que non, « Abdel en en vrai », a dû l’oublier dans son dictat contre les pays où résident les « Africains ». Seul compte l’attrait pour la gloire de canoniser cet humour lui paraissant décapant.

Ne se limitant aucunement à des dires que certains pourraient qualifier d’usure d’un strapontin viscéral, Arsène Gaël Onana, preux chevalier de la préservation de l’imagerie de la République de son pays qui n’est autre que le Cameroun, n’aura point voulu émasculer ce rire qu’il semble avoir auditionné loin du label de Charlie Chaplin. Ne voulant rien prouver ni mesurer au-delà de l’maginaire d’Abel, un retour en tweet de ce dernier lui a sans doute valu cette réaction.

« La vidéo que vous avez faite sur le Cameroun, un pays frère d'Afrique, et sur un patriarche est une honte. Vous devriez avoir honte d'être africain. Sachez que le Président Paul BIYA est choisi par nous, et restera jusqu'à ce que nous changions d'avis. Le Cameroun n'est pas le paradis, mais ce n'est non plus l'enfer que vous décrivez. Je vous invite à venir découvrir le PAYS DE PAUL BIYA, et à visiter cette terre qui est une fierté pour tout le Continent, au lieu de donner des leçons étant caché à Bruxelles. » A-t-on pu lire dans ses réctions sur son compte Twitter.

Le respect, l’unicité, le bilatéralisme dont usent certaines nations sont incontestablement une force, un partage d’opinons et de fraternité et non un rire. Un peuple, une nation en cas de rejet ne tarde pas à se prononcer. Un instrus même dans ses récriminations disparait immanquablement dans sa verve et son postillon s’il n’a cure de vérité et de réalisme. Le pouvoir d’un peuple demeure, les cris d’un grillon diaparaissent avec le souffle du vent.

La plume prolifique