Cameroun : ‘’Les Plumes d’Or " avancent en rangs serrés pour l’amélioration des résolutions de la COP26 de Glasgow sur les changements climatiques

Les femmes de médias ont été mises à contribution dans un but bien précis, celui d’acter pour l’amélioration de la communication sur les changements climatiques. A cet effet, les femmes de médias de la Région du Centre ont participé les 27 et 28 juin 2022 à l’Atelier de Renforcement des capacités des femmes de médias privés sur les résolutions de la Cop26 de Glasgow sur les changements climatiques.

C’est un évènement qui a vu la participation du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) Le Département des Femmes et Affaires Sociales (DFAS) du CEPCA. En partenariat avec l’Association « Plumes D’Or », s’est avérée être une priorité voire une nécessité de mieux informer l’opinion publique nationale et internationale sur ces changements qui interagissent sur l’environnement mondial. 

Cette rencontre stratégique s’est déroulée durant deux jours dans la capitale politique sis à l’auditorium du Ministère de la Communication. Ces échanges visaient également d’accompagner ‘’Les Plumes d’Or’’ dans les instruments de partages et de lutte contre les changements climatiques et aussi de celui d’un projet de création d’une plateforme de lutte contre les changements climatiques. 

« Prendre soin de la famille est également l’une des missions assignées au Département des Femmes et Affaires sociales au CEPCA. La liste n’est pas exhaustive, c’est donc dans ce sens que nous nous sommes associées à ‘’Plumes d’Or’’à l’occasion de la Journée Internationale de la Famille qui se célèbre le 15 mai, et nous nous sommes rapprochés des pouvoirs publics, dont le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, le Ministère de la Communication, pour nous accompagner dans ce projet de renforcement des capacités des femmes de médias sur les résolutions de la COP26.et ce pourquoi, la conférence des parties COP est née à la suite du sommet de Rio, c’était en 1992, et elle a donnée naissance à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Depuis 1995, les pays signataires se réunissent lors de ce qu’on appelle COP, dans le but de vérifier la bonne application des Objectifs de Développement Durable. » A présenté Régine NDIKI, Secrétaire Exécutive du DFAS-CEPCA.

 

 

Le premier atelier qui a été présenté par Mr ESSAMA, Juriste et spécialiste de Droit International a notamment évoqué la prise ne compte intégrée du facteur climatique, de l’érosion mondiale de la biodiversité et de l’implication de l’Observatoire du changement climatique dans le monde. Arguant ses propos dans la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre, il parlera aussi des questions de politiques publiques nationales ou chaque Etat devrait présenter ses engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Lesproblèmes de financements ont également été mis sur le carreau avec l’évocation et la nécessité d’avoir des Fonds pour l’Economie vertes, renforcer les mécanismes de financement aux pays moins avancés et enfin les accors pris pour la gestion des Fonds pour l’environnement Mondial.

Rappelons que les objectifs de cet atelier sont de plusieurs ordres. Il s’agissait de :

- Améliorer la communication sur les changements climatiques par une vulgariser des résolutions de la COP 26 auprès d’une vingtaine des femmes des médias privés afin d’assurer un développement durable capable d’éradiquer la pauvreté d’ici 2030.

 - Etablir une plateforme d’accompagnement des PLUMES D’OR dans la conduite d’enquêtes sur des initiatives d’adaptation au changement climatique.

« Ayant déjà 15 ans dans le métier, je dis la jeune génération pourrait être mieux encadrée, pour ne pas connaître les mêmes déboires que nous avons connus. Nous avons pensés avec des consœurs à créer cette association pour un : renforcer les capacités des jeunes femmes journalistes qui dont la plupart des cas, arrivées à la profession un peu par hasard et se forment dans le tas.

Nous avons donc pensé qu’il fallait une structure d’encadrement pour renforcer les capacités de celles qui arrivent sans diplômes et qui veulent pratiquer le métier. L’accès à l’information également est l’un de nos chevaux de bataille, c’est difficile dans les médias privés d’y avoir accès, mais avec l’évolution, les revendications, avec la facilité que l’Etat Camerounais met désormais à notre disposition, ça commence à devenir une réalité. On n’a pas encore atteint l’objectif mais on se bat pour ça.

Le troisième objectif, c’était l’amélioration des conditions de travail dans les organes de presse privée au Cameroun. Les contrats de travail ne sont pas toujours une évidence, les salaires ne sont pas réguliers, les affiliations à la CNPS. Autant de missions que se son confiées les femmes de médias, aujourd’hui elles prennent leur destin en main, c’est la raison d’être de ‘’Plumes d’Or’’.

Mais à côté nous avons beaucouyp d’activités à caractère social aussi, nous avons accompagnées des femmes détenues dans les diférentes prisons, dans l’encadrement des enfants mis en prison, payer les contraintes par corps de certains prisonniers qui n’ont pas 15.000, 20.000 FCFA après que la décision de justice soit rendue. Ils n’ont pas l’argent pour les contraintes par corps. ‘’Plumes d’Or’’ a également participé à plusieurs voyages aux Etats-Unies et en Chine pour s’approprier les méthodes de communication, pour s’approprier les activités génératrices de revenu, c'est-à-dire le fonctionnement d’une entreprise de presse, l’effort de renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs dans le monde de la presse au Cameroun.

Donc voilà un peu notre mission sur le terrain. ‘’Plumes d’Or’’ depuis que nous existons a eu la confiance des institutionnels, c’est pour celaque le Ministère de la Communication, le Ministère de la promotion de la Femme et de la Famille, le Gouverneur de la Région du Centre, ont mis leur confiance pour nous accompagner dans cette activité. Aujourd’hui nous avons notre activité de renforcement des capacités des journalistes sur les questions de changement climatiques. Et ces résolutions nous nous les approprions parce-qu’il n’y a pas un secteur d’activités dans lequel la femme ne s’implique plus. Désormais les femmes sont impliquées dans tous les combats et même celui du changement climatique. » A fini Edith Mireille MANINGOUE, Présidente des Plumes d’Or.

Odile Pahai