SAGO 2022 : Le CONSUPE à cœur ouvert

Durant le SAGO (Salon de l’Action Gouvernementale) 2022, les nombreuses expositions et présentations ont vu une participation intense et séculière du CONSUPE (Conseil Supérieur de l’Etat) et ont parallèlement répondus aux nombreux questionnements et problématiques abordés.

Le SAGO qui s’est déroulé du 22 juin au 02 juillet 2022 au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé (PAPOPSY) à vu le Conseil Supérieur de l’Etat ouvrir une thématique axée sur : « Le rôle du CONSUPE dans la modernisation de la gestion des finances », le 29 juillet 2022 en présence de Madame le Ministre Déléguée à la Présidence de la République chargée du Contrôle Supérieur de l’Etat, Rose MBAH ACHA FOMUNDAM et de Monsieur HASSAN, Inspecteur d’Etat, Chef de la Division de la Formation et de la Coopération Internationale. Cette 11è édition du SAGO était organisée sous le thème : « Modernisation de l’Administration Publique Camerounaise comme levier majeur d’atteinte des objectifs de la SND30 ».

Rappelons que cette entité de l’Etat joue le rôle de Conseil de l’Etat dans un domaine bien précis et évalué. Ce qui implique que quelquefois, durant une semaine sous l’encadrement des experts du CONSUPE, les inspecteurs généraux des administrations publiques et parapubliques qui seront par la suite outillés et initiés sur les méthodes d’audit et de contrôle.

Cette session au SAGO a été une occasion pour les journalistes et les visiteurs d’avoir une approche réelle des actions du CONSUPE et de mettre en lumière ses différentes étapes et recours.

« Nous avons une instance de sanctions. Le conseil siège chaque mois. Si nous restions au bureau et que nous ne faisons rien, le conseil allait siéger sur quoi ? Il y’a des rapports existants. Le conseil siège parfois 3 ou 4 jours par mois, et chaque jour nous traitons entre 5 ou 6 affaires et les rapports sont là. Les rapports sont produits par les équipes de missions, ceci même quand le Président demande, donne les instructions qu’onenvoie une équipe sur le terrain, nous le faisont avec stratégie, avant qu’une équipe se déploie sur le terrain.

Il faut chercher des renseignements sur ces activités à auditer, il y’a beaucoup de travail au CONSUPE. On vous a parlé de deux types d’audits programmés et spéciaux. Les audits programmés veulent dire qu’à la fin de l’année, le 31 décembre de chaque année, les équipes sont déjà rassemblées, ils sortent un programme des structures apolitiques pour l’année suivant et on envoie ce proggrame à la présidence comme on vous l’a dit. Et dès que la présidence donne son accord, c’est déjà validé. Les audits spéciaux ce sont des audits qu’au cours de l’année le Président demande qu’au cours de l’année de dépêcher les équipes de missions, parce-que lui-même on le saisit beaucoup avec des dénonciations. Quand on le saisit avec les dénonciations, nous avpns obligation d’envoyer les équipes sur le terrain. » A commencé Madame le Ministre suite à la multitude de questions des nombreux visiteurs.

Madame le ministre a tenu à signifier que le CONSUPE n’est pas simplement actif pour la corruption ou les détournements. Il y’a toute une commission qui s’occupe de la corruption qui est la CONAC. Elle a ensuite arguée que le CONSUPE peut être le dénonciateur, il faut qu’on vienne les saisir avec les faits et ensuite ils envoient une équipe pour vérification et recoupement des faits.

« Il y’a une cellule de communication au sein de mon département ministériel, mais la presse locale qui écrit pour des dénonciations doit se rapprocher de nous s’ils veuelent qu’on ouvre un dossier. Lorsque nous avons des informations provenant de la presse nous écrivons à certaines presses qui ne viennent pas à nous malgré que nous les sollicitons.

Par ailleurs, le contradictoire n’est pas fait oralement, il y’a des demandes de renseignement qu’on donne, on vous précise dedans ce que l’on vous reproche et vous répondez par écrit, et ceci est raporté devant le conseil. S’il s’avère que vous arrivez devant le conseil et dites que vous n’avez pas de contradictoire nous sortons directement votre fiche, écrite et signée par le demandeur. Sas contradictoire on ne peut même pas procéder. Il y’a toujours un contradictoire. Maisl il y’a toujours des gens à qui on envoie des demandes de renseignements et ils ne réagissent pas.

Nous ne publions pas nos décisions, parce-que nos décisions sont susceptibles d’être portés devant les tribunaux administratifs comme recours contre notre décision. Et si on a déjà prononcé, publié et la personne peut se retourner contre nous si le tribunal administratif annule ou décide que ce n’est pas vrai. Il peut se retourner contre l’Etat et réclamer des millions. Alors jusqu’à ce que le décision devienne définitive on ne peut pas publier. Nous publions les statistiques sur toutes nos plateformes digitales.»

Odile Pahai