Cameroun – Opinions : MPDR : La deuxième mort de SANKARA

Déclaration exceptionnelle Sur la présence en homme libre de l’ancien président BLAISE COMPAORE SUR LA TERRE DU FASO

De tous les crimes qui peuvent être répertoriés selon l’échelle à la fois de gravité, de forme et de capital émotionnel dans les rapports humains, celui d’un homme qui violente à mort la mère de ses enfants, celui du violeur qui enlève et tue froidement une jeune enfant, celui qui épris de jalousie cruelle verse une dose de poison dans le verre ou dans le plat d’un rival, celui des génocides et des tueries aveugles, les écoliers de Soweto en 1976, celui de Georges Floyd. Mais, jamais et à grand jamais, le genre conçu, pensé, élaboré conduit et mis en œuvre par sieur Blaise Compaoré contre Thomas Sankara, n’aura d’équivalent.

Le MPDR a pris connaissance avec peine, surprise, consternation et dégoût extrême, de la venue de l’ancien président Blaise Compaoré à Ouagadougou, à l’invitation du Colonel Damiba, le nouveau chef d’Etat issu du plu récent coup d’Etat dans ce pays. C’est la plus haute des trahisons, et nous exprimons la plus haute des indignations.

Le MPDR ne comprends pas, que le nouveau régime burkinabe, ait eu le courage d’une telle démarche qui représente à tous les points de considération, une immense injure à l’endroit non pas seulement du peuple burkinabe, mais de toute l’Afrique, de l’humanité consciente et honnête.

Le MPDR constate avec pitié et désolation, que le nouveau régime agit en complice actif et certain de monsieur Compaoré, dont les mains demeurent tachées de sang frais de Thomas Sankara, et lui prédit une fin peu glorieuse qui ne saurait tarder.

Le MPDR martèle sa position inchangée, qui privilégie le dialogue et la réconciliation, mais rappelle également qu’il ne saurait être question de dialogue et de réconciliation, avant d’avoir établi les responsabilités des uns et des autres, avant d’avoir inventorié les crimes et les fautes, avant d’avoir entendu des nécessaires et indispensables excuses des traitres, des criminels, des bandits et des haineux de toutes natures.Sans reconnaissance des fautes ni d’excuses, point de pardon.

Le MPDR proteste et dénonce avec véhémence et indignations, le fait que sieur Comapaoré, criminel notoire qui a enlevé à l’Afrique un de ses fils les plus dignes, n’ait jamais eu une seule parole de remords et de repentir.

Le MPDR considère que les militaires au pouvoir au Burkina Faso sont de simples criminels, au même titre que Compaoré Blaise. IL n’y a en effet pas plus criminel, que celui qui couvre les criminels.

Le MPDR prend date, et invite les Africains à ne point avoir la mémoire courte, ni le pardon truqué. L’Occident continue de pourchasser les criminels de la deuxième guerre mondiale, et Israël est toujours aux trousses des Nazis, tout comme la Russie. Non, l’Afrique ne doit pas être trompée. Compaoré a assassiné Sankara pour servir l’Occident, et on ne devrait pas tat se moquer de nous. Sa venue à Ougadougou, reçu avec les honneurs suprêmes, constitue le deuxième assassinat de Sankara./.

Yaoundé, le 11 Juillet 2022

SHANDA TONME