Cameroun – Distinctions/SAILD-Voix du paysan : Zoom sur les prix ‘’Bernard NJONGA’’

De son engagement pour la protection et la présevation de l’environnement, on retient de Bernard NJONGA qu’il fut un adepte de la détermination et du développement rural au Cameroun. Ce natif de Bangoua (Région d l’Ouest) s’est notamment impliqué dans le domaine environnement et n’a cessé de mener des combats contre l’usage des pesticides, l’importation des produits avariés ou encore celui de la préservation de l’écosystème ambiant.

Décédé le 21 février 2021 à Amiens en France, l’ONG SAILD (Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement) et le journal ‘’La Voix du Paysan’’ ont décidé de rendre hommage à cet illustre combattant de valeurs en primant les acteurs du domaine avec trois prix. Il s’agit :

- Prix Bernad NJONGA pour laphotographie sociale

- Prix Bernard NJONGA pour la littérature sur le développemen rural

- Prix bernard NJONGA pour les études liées au développement rural.

Ayant commis de nombreux ouvrages, Bernard NJONGA de par ses actions, a plus d’une fois éclairé la lanterne du Gouvernement camerounais sur la démesure constatée sur l’usage certain des produits de grande consommation qui frise l’inadéquation, ou encore la malnutrition. Ces distinctions seront remis aux plus méritants qui vont se distinguer de part leurs actions pour la préservation de l’environnement et leur engagement pour le bien-être des populations. La présentation des diffrents prix a été organisée lors d’un point de presse à Yaoundé ce 08 septembre 2022 au siège de « La voix du Paysan » et de l’ONG « SAILD ».

« Nous voulons à travers ces prix montrer les atouts que disaient un homme public qu’on a tous connus Bernard NJONGA, malheureusement qui n’est plus avec nous depuis un an. Il était des atouts de la photo de la littérature pour le développement des études pour transmettre un message. Et ces atouts sont à travers l’observation, tout simplement.

Il voyageait beaucoup en milieu rural, il observait, il capturait, il immortalisait. Heureusement ces actions ont été légués, et c’est ce que nous voyons aujourd’hui, et noous voulons qu’il y’ait des différents NJONGA comme ça qui continuent parce-qu’effectivement une image vaut mieux que milles maux.

La garantie est saine, d’abord votre engagement (les médias) pour répercuter cette action, sera un atout pour nous sur lequel on va s’appuyer, mais aussi le souhait de plusieurs acteurs. Il y’a beaucoup d’acteurs en grand nombre, qui veulent vraiment perpétuer la mémoire de Bernard NJONGA. Je pense qu’on se comprebds tous qu’il y’a des gens qui sont prêts à y mettre de leur temps, les petits moyens qu’ils ont pour que cela se réalise.

Parce-que le souhait qu’ont souhaite tous, c’est qu’il y’ait des Bernard NJONGA à chaque niveau, qu’ils soient curieux à ce qui se passe dans son environnement, qu’ils puissent saisir ce qu’on entent par environnement, qu’ils puissent dire ou bien publier ce qui se passe dans son environnement. Ce n’est que ça qu’on souhaite et tout le monde peut le faire à l’Extrême-Nord, dans une école qui n’a pas les table-bancs.

A yaoundé il y’a les inondations, l’eau est rouge, tout ceci ce sont les maux de la société qui nous interpellent tous, nous tous pouvons le faire et ça va durer.» A réagi Hozier NANA Chimi, SG du SAILD.

« Le dernier ouvrage de Bernard NJONGA s’intitulait ‘’Je continue’’, ce n’était pas que ‘’Je m’arrête’’ pour qe ça s’arrête, ou alors ‘’c’est la fin du parcours, j’ai combattu le bon combat’’, non c’était écrit ‘’Je continue’’. Et comme il a dit ‘’je continue’’, nous allons continuer parce-que tous les institutions qu’il a créé sont entrain de lui suivre. Quand vous regardez le SAILD, quand vous regardez ‘’La voix du Paysan’’ qui paraît depuis 1988 de façon interrompue, qui est pssée au numérique, bien avant beaucoup de médias, vous n’allez pas dire qu’on ne fait rien, nous sommes à déjà presqu’un an de sa mort, ces institutions continuent de travailler.

L’ACDIC est encore sur les farines locales, donc on ne peut pas dire que la maison a fermé non. C’esy dire qu’il y’aura d’autres actions à la veille de la signature Bernard NJONGA, il y’aura certainement d’autres figures du moule Bernar NJONGA que vous aurez. Mais déjà ces trois prix, c’est pour continuer dans la vision de l’homme, cest pour continuer dans les actions qu’il préconisait.

Je cois la photo qui est derrière moi, beaucoup de gens vont découvrir après nous que c’est lui qui est à l’origine de ces photos là. Vous voyez qu’un geste comme celui-là peut changer, impacter la vie des gens, c’est dans cette continuité que nous nous situons. » Souligne Ernesto YENE, acteur de la société civile et consultant en Développement Local.

« Oser ensemble, parce-qu’il nous faut assumer notre développement, sans rejeter la faute ou le tort sur quelqu’un d’autre. Faire de l’agriculture le premier levier de notre projet de société. Je veux continuer ce que commencé depuis plus de trente ans. »

Comme le disait si bien Bernard NJONGA dans son dernier ouvrage (« Je continue », paru en 2016) a été une amorce pour un éveil du peuple au développement local. Promoteur de l’ACDIC (Association Citoyenne de défense des intérêts Collectifs), ce dernier a mené des combats au-delà drant plus de 20 ans sur l’ensemble du territoiren national notamment concernant l’importation des « poulets congélés » (qui lui a d’ailleurs valu un ouvrage intitulé ‘’Le polet de la discorde’’ paru en 2008) ou encore l’utilisation abusive des éléments toxiques pour l’agriculture.

Ingénieur agronome de profession, Bernard NJONGA laisse une tâche indélébile dans le combat honorable qu’est celui de la lutte pour les droits de l’Homme et celui de la préservation de l’environnement. Ces prix sont et demeurent une lumière à cet engagement axé sur le bien-être des populations et qui va purement et simplement « continuer ».

Odile Pahai