Magistrat ELESSA Jacques, Procureur auprès du Trinunal de Première Instance de BONANJO à Douala

Hommage du Pr SHANDA TONME au Magistrat ELESSA Jacques

Suite au décè du Magistrat ELESSA Jacques, Procureur auprès du Tribunal de première instance de BONJO à Douala, SHANDA TONME, Président de la COMICODI (Commission indépendante contre la corruption et la discrimination) , du MPDR (Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation) et Médiateur Universel, a rendu un vibrant hommage à travers un communiqué ce 24 février 2022. A cet effet, il a dressé un courrier au Ministre d'Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux S.E. Laurent ESSO. 

La quintessence de cette missive a été rédigée comme suit : 

Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, C’est avec une profonde douleur et une peine inconsolable, que j’ai appris le décès, les armes du métier à la main, de mon frère, mon compatriote et Ami, ELESSA Jacques, Magistrat, votre collaborateur et Procureur de la République auprès du Tribunal de première instance de Douala Bonanjo.

Juriste et homme plein de vie, disponible, ouvert, serviable et avenant, je l’ai rencontré pour la première fois tout à fait fortuitement, dans un magasin à Douala, et il a eu alors ces mots après s’être présenté : « Grand frère, je vous écoute souvent et j’aime ce que vous faites. Nous autres magistrats, nous passons le temps à encaisser des reproches de partout. On n’oublie souvent que nous sommes des travailleurs comme les autres, des fonctionnaires comme les autres, avec nos propres problèmes. N’hésitez pas de passer me voir quand vous êtes à Douala. Ma porte est ouverte jusqu’à tard le soir ».

Monsieur le Ministre d’Etat,

Je m’arrête à ces quelques mots, mais en retenant de lui, « qu’un Magistrat est un travailleur comme les autres ». Autant c’est triste et inacceptable de s’en aller à cet âge, autant il est impérieux, que chacun de nous pour ce qui le concerne, ait le souci du confort du prochain dans son travail. La magistrature vient de perdre avec Jacques, un professionnel venu dans le métier pour servir et non se servir, pour dire le droit et lire la loi, et non pour sévir et tordre le cou au justiciable.

Pour sa famille, pour ses amis et pour ses collègues si durement touchés et attristés, enfin pour vous-même, le père, le chef de corps, j’adresse mes condoléances sincères et fraternelles.

Que son âme innocente repose en paix, avec la bénédiction de nos ancêtres./.