Cameroun - Opinions : Un visa pour la merde, au finish juste pour paraitre ! Une affaire de « cacaGate »

Elles se définissent comme des Femmes : fortes, entreprenantes, indépendantes, battantes. C’est après un bad-buzz qu’elles se retrouvent propulsées sur la toile, une starmania qui nait après une affaire de sans caleçon bien récupéré. Parfois, c’est l’inverse ! Au retour d’un voyage où elle est allé « se battre » ou se débrouiller pour revenir avec un Iphone pro max ! Elles deviennent parfois coach ! Expert du Bangala, bois bandé, du « comment garder ou emmerder son homme » même si elle-même n’a jamais fait un stage de mariage à part une relation en dent de scie avec un petit soutireur du quartier qui la couvrait de cadeau. Ne demandez surtout pas c’est quoi le dernier livre qu’elle a lu ! Même l’œuvre littéraire lu en classe de première où elle a eut un diplôme avec 8 fort est un lointain souvenir. Pour finir, arriva le « cacagate » de Dubaï. Ce petit coin touristique des émirats est comme toutes ses mégalopoles où le rêve et le miracle est possible pour tous, tout comme les plaisirs et les fantasmes les plus enfouies.

Les vidéos de ces « bouffeuses de caca » ont circulé, montrant des scatophiles arabes soumettre des Africaines à un fantasme démoniaque. La fin ou l’issue c’est beaucoup d’euros pour nos futurs « benguiste » qui viendront au pays se taper à leur tour des petits gigolos qu’elles recrutent habituellement dans l’univers de la musique, de la communication et qui parfois meurent bizarrement. N’est pas que « nous tous on falla le Nyama, personne ne yamo le Nguémé » ??? allons y donc ! C’est le symptôme d’une société malade ! Un environnement où les filtres sociaux se sont percés et du coup, au nom de la lutte contre la misère, la famine on « tolère » tout ! On accepte tout !

Avant que les vidéos ne soient dehors, qui se préoccupait vraiment du statut, du pédigrée de celles et ceux-là qui sans savoir comment, « influencent » les habitudes d’une jeunesse surexposée. Qui a gâté le business de nos influenceuses en mettant ces vidéos dehors ? Qui ? Est-ce quelqu’un mal payé pour se taire ? Une victime dépassé et fatigué par le chantage ? En tout cas, l’affaire est dehors ! Et on peut désormais poser la question de « tu dis que tu fais quoi à Mbeng » au « porteur » qui gère les tournées de bières sans avoir les réponses du genre du genre « je me bats, je me cherche » ! Le visage d’une jeunesse qui a refusé de se battre refait donc surface, une jeunesse qui a défaut d’avoir le « kaolo » fonce à Dubaï taper directement ou l’argent sort !

Une jeunesse qui a refusé d’affronter la mal gouvernance dans son pays, laisser des vieux jouer avec la chose publique, l’argent publique même quand leur président leur recommande de ne pas être amorphe ! C’est une jeunesse qui a refusé les petits commencements, les débuts difficiles parce que adeptes du là là là ! C’est la plus part du temps le fer de lance de la nation qui se trempe dans la merde en ayant commencé ici au pays avec des partouzes au lycée, la mise en place des groupes whatsapp de vente du piment, un proxénétisme à peine voilé.

Une jeunesse trop et très proche de l’industrie du divertissement, du boire manger, baiser. Tout le monde est au courant, regarde et laisse nos valeurs se liquéfier. Il semble que nous allons lire l’heure si chacun ne veille pas sur lui, sur ses enfants. On va lire l’heure avec ses mères qui confisquent 1,2 ,3 pour se retrouver à faire la bordellerie en poudre avec la bouche le fameux « je fais ça pour mes enfants » quand le jeu où l’enfant doit servir de monnaie d’échange ou de chantage ne marche pas. En tout cas ! Demandons à Dieu d’avoir pitié de nous !

Ernesto YENE, mebala bidou