Cameroun – Santé : Mounouna Foutsou assiste au lancement de la 20è édition de " Vacances sans Sida " de la Fondation Synergies Africaines de Chantal BIYA

En vue de galavaniser les jeunes et de leur permettre d’être des citoyens modèles, la Fondation Synergies Africaines, sous le Haut patronage de la Première Dame Chantal BIYA, a procédé ce 10 août 2022 au Lancement de la 20ème édition de ‘’Vacances sans SIDA’’ sis à Mélen à Yaoundé. Il est important de noter que cette campagne ira du 10 au 31 août 2022 dans les 10 régions du Cameroun avec une emphase particulière mises sur la jeune fille.

Etant sur le terrain depuis plusieurs années, la Fondation Synergies africaines initiée par la Première Dame chantal BIYA, demeure cette entité qui accompagne les jeunes dans le changement de comportement avec des campagnes de sensibilisations organisées dans les dix (10) régions du pays. Cette 20è édition anniversaire de ‘’Vacances sans Sida’’ marque une fois de plus cette grandeur d’esprit de la Première Dame qui est également ambassadrice spéciale de ONU-SIDA, pour la lutte contre le Sida au Cameroun.

Le Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique (MINJEC) Mounouna Foutsous en présence du Ministre de la Santé Publique (MINSANTE) Malachie Manaouda, du Pr Alexis Ndjolo, Directeur du Centre International de Référence Chantal BIYA et de Jean Stéphane BIATCHA, Secrétaire exécutif de Synergies Africaines contre le SIDA et les souffrances, du Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, du Ministre Directeur adjoint du Cabinet Civil, Oswald Baboke et du Chef de protocole d'État, ont assistés au lancement de cette édition anniversaire de Vacances sans Sida.

Rappelons que la Fondation a été créée en 2003 par Madame Chantal BIYA, première Dame du Cameroun, présidente fondatrice de Synergies Africaines, la campagne « Vacances sans SIDA » est organisée avec l'appui de nombreux partenaires publics et privés, des agences du Système des Nations Unies, des organisations de la société civile, des associations de personnes vivant avec le VIH. Dans ce sens, elle compte :

- La catégorie 15-24 ans est l'une des cibles vulnérables et prioritaires du Plan Stratégique National (PSN) 2021-2023 de lutte contre le SIDA et les IST;

- Dans la tranche d'âge 15-24 ans, seuls 33% des garçons et 36% des filles connaissent les moyens de prévention du VIH (EDS 2018).

Intermède : "Le SIDA n'est pas une maladie contagieuse"

« En cette circonstance solennelle, permettez-moi de rendre un hommage spécial, chaleureux et retentissant à Son Excellence Madame Chantal BIYA, Première Dame du Cameroun, Présidente fondatrice des Synergies Africaines Contre le SIDA et les Souffrances, Ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco et Ambassadrice spéciale de l’ONUSIDA, initiatrice et marraine de cet événement, pour l’ensemble de ses œuvres sociales en général, et particulièrement pour son engagement personnel, sans relâche et sa détermination à venir à bout de la pandémie du VIH/SIDA.

Qu’il me soit ensuite permis de remercier les orateurs qui m’ont précédé sur cette tribune pour l’engagement et l’élan de générosité en faveur de la jeunesse, qui émanent de leurs propos. Je voudrais aussi rendre un vibrant hommage à tous ceux qui s’investissent sans discontinuer depuis plus d’une décennie, au succès de cette vaste campagne de sensibilisation contre le VIH/SIDA pendant les vacances scolaires.

Mes remerciements s’adressent également à l’ensemble des encadreurs et surtout aux jeunes pairs éducateurs qui sont nos relais et continuent de faire preuve d’un grand engouement sur le terrain. Je salue la solidarité gouvernementale et la contribution de la société civile qui sont restées actives dans notre croisade contre la pandémie. Au Cameroun, la lutte contre le VIH et le SIDA est inscrite au rang des priorités de santé publique. Grâce aux efforts conjugués de l’ensemble des acteurs de la réponse à l’épidémie, des progrès remarquables ont été accomplies et des résultats encourageants enregistrés.

Bien que de manière globale les résultats de la riposte à cette pandémie soient relativement satisfaisants, il apparaît que la situation chez les adolescent(e)s et jeunes suscite des inquiétudes. Les enquêtes récentes sur le VIH révèlent en effet que l’essentiel des nouvelles infections se retrouvent chez les adolescent(e)s et jeunes et que la courbe de la mortalité liée au Sida chez ceux-ci est en nette croissance, pendant qu’elle décroit chez les autres couches de la population.

En outre, la jeune fille se trouve au centre des réflexions de la lutte contre le VIH en milieu jeune parce qu’elle présente une vulnérabilité plus grande en comparaison avec le jeune garçon. Il est également établi que sur 10 nouvelles infections, 9 surviennent chez la jeune fille. Bien plus, de nombreux adolescent(e)s et jeunes infectés par le VIH ignorent leur statut et n’ont pas accès au traitement.

Cette situation est révélatrice de la persistance de certains comportements favorables à la propagation du virus à savoir : la sexualité précoce, la consommation des drogues et autres substances psychoactives, la non utilisation des préservatifs, la stigmatisation, etc. Ces statistiques interpellent également la société sur la gestion de la pandémie chez les jeunes. A cet égard, l’on peut s’interroger sur les stratégies développées en vue d’inverser la tendance. Il s’agit donc de rechercher les voies et moyens pour lui garantir les conditions de santé et partant d’insertion socio-économique convenable ; c’est-à-dire la valoriser, la sensibilisation face aux fléaux qui la menacent, mettre en place des structures adéquates, élaborer les stratégies en vue d’une action efficace et efficiente.

Pour ma part, l’éducation complète à la sexualité en milieux scolaire et extrascolaire permettra, au fil du temps, de doter les adolescents et les jeunes de compétences de base pouvant faciliter l’adoption de comportements favorables à la lutte contre les fléaux qui minent leur santé sexuelle et reproductive de manière générale et de prévenir le VIH/SIDA de façon spécifique.

Par ailleurs, l’autonomisation de la jeune fille, à travers le renforcement de ses capacités entrepreneuriales et l’appui à la réalisation de ses projets, permettra, j’en suis convaincu, de réduire considérablement sa vulnérabilité A cet égard, les pouvoirs publics, grâce aux accords qui les lient aux partenaires bilatéraux et multilatéraux, rivalisent d’ingéniosité pour apporter des solutions idoines aux problèmes posés. Certes, beaucoup a été fait durant ces dernières années.

Mais il convient de noter tout de même que le chemin reste encore long et chaque action porte l’espoir de venir à bout de cette pandémie dont nul ne peut encore mesurer avec certitude ni la durée, ni l’ampleur destructrice de ses effets sur les économies et sur les communautés. Permettez-moi de partager avec vous la dernière actualité de mon département ministériel, relative à la validation d’un nouveau document stratégique qui vient davantage se positionner comme un cadre fédérateur de mutualisation des approches et de renforcement de la synergie entre les différents intervenants, avec pour finalité ultime d’améliorer durablement l’autonomisation socio-économique et l’engagement citoyen des jeunes, pour leur meilleure participation au développement économique et social du pays.

Le Programme National d’Education Civique par le Réarmement Moral, Civique et Entrepreneurial, PRONEC-REAMORCE, outil de pilotage stratégique et même opérationnel apparait dès lors comme la réponse innovante aux aspirations de cette génération androïde, dont les besoins et les aspirations sont forts, mais qui dispose d’une capacité exceptionnelle de création et d’innovation pour le développement.

Le Programme National d’Education Civique par le Réarmement Moral, Civique et Entrepreneurial, PRONEC-REAMORCE, outil de pilotage stratégique et même opérationnel apparait dès lors comme la réponse innovante aux aspirations de cette génération androïde, dont les besoins et les aspirations sont forts, mais qui dispose d’une capacité exceptionnelle de création et d’innovation pour le développement.

Le thème retenu pour cette célébration à savoir : " les drogues tuent et nous exposent au VIH et au SIDA " me semble dès lors opportun et pertinent au regard du contexte qui prévaut dans notre pays. Je dirais également que ce thème s’aligne effectivement dans les problématiques que nous adressons dans le cadre du programme cité plus haut et dont une étape de sa mise en œuvre se déroule en ce moment sous l’appellation d’" opération vacances citoyennes et patriotiques", avec pour objectif principal de sensibiliser les jeunes vacanciers sur les méfaits liés à l’abus de l’alcool, de la consommation des drogues et autres stupéfiants.» A signifié le Ministre de la Jeunesse lors de son discours.

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Par ailleurs, la consommation des drogues, surtout en milieu jeune, prend des proportions de plus en plus inquiétantes, d'où l'objectif général de la 20 ème édition de la campagne ‘’Vacances sans SIDA’’ qui est de susciter la prise de conscience et réduite le risque de contamination aux IST et au VIH auprès des jeunes Scolaires, et sensibiliser ces derniers sur les risques liés à la consommation de drogues. Cette initiative est salutaire car elle a foncièrement réduit le taux de contamination avec les nombreuses sensibilisations à l’usage des capotes ou à l’abstinance avant le mariage. Il faut l’avouer les jeunes sont le plus touché par ce fléau car certains semblent moins informés que d’autres.

L’implication de la Fondation continue de porter ses fruits avec les nombreux témognages et les statistiques qui sont donnée par elle chaque année.Notons que la prévalence du VIH parmi les jeunes âgés de 15-24 ans est de 1%. Le taux d’infection est légèrement plus élevé parmi les jeunes femmes vivant en milieu urbain (2,9%) que celles en milieu rural (2,6%). Au Cameroun, 409.794 personnes vivaient avec le VIH parmi lesquelles 15,97% étaient des jeunes âgés de 15 à 24 ans (CNLS 2017).

« La Jeunesse par ma voix tient à remercier Mme Chantal biya pour son engagement constant dans la lutte contre le VIH/SIDA en milieu jeune ». S'est exprimée la jeune Ebondji Nsecke Louise, l'une des portes paroles des pairs éducateurs retenus pour la Campagne de cette année qui célèbre la 20 ème édition qui se célèbre sous le thème : « les drogues tuent et nous exposent au VIH/SIDA ». Notons que les Pairs éducateurs sont environs 650 recrutés dans les 10 régions du Cameroun.

Le Ministre de la Santé Publique, Malachie Manaouda, dit ses remerciements à la Première Dame Chantal BIYA, pour son œuvre en matière de lutte contre le SIDA au Cameroun. « C'est pour moi l'occasion pour moi de prier monsieur le secrétaire exécutif notre gratitude et notre reconnaissance pour son travail dans la lutte contre le VIH/SIDA. Le temps est maintenant à l'action, agir pour sensibiliser et faire honneur au Président de la République. », a-t-il prononcé.

Le ministre de la Santé Publique a dument félicité et salué l'oeuvre des synergies africaines pour ce qui est fait au jour le jour pour la lutte contre le SIDA, tout en présentant la consommation des drogues et stupéfiants comme une menace à la cohésion nationale mais également pour son statut actuel de problème de santé publique, en étant un facteur de co-morbidité.

Il s’est ensuite pronocé sur les chiffres actuels, en évoquant le constat selon lequel les adolescents sont plus vulnérables aux VIH SIDA, avec la montée fulgurante de la consommation des drogues en milieux scolaires. Pour lui, il est donc urgent de sensibiliser de manière directe au moins 100.000 jeunes afin de réduire le taux de prévalence. Ainsi, il a annoncé que deux numéros verts seront mis à contribution pour la sensibilisation. Il s'agit du 8555 pour le U-report et le 8188 pour le CNLS.

Concernant la présentation du Programme de la campagne, il a été conçu par le Dr NDONGO Jean Serges de Synergies Africaines contre le SIDA et les souffrances, on retient que cette campagne qui est à sa 20 ème édition, a été pensée pour être une campagne de sensibilisation de masse qui impliquent diverses activités :

- Méthodologie ;

- Recrutement et renforcement des capacités des pairs éducateurs par GTR (Groupes Techniques et Régionaux) du CNLS et synergies africaines;

- Campagne de sensibilisation (pairs éducateurs) à travers :

- Causeries éducatives, et entretiens individuels ;

- Intervention dans les chaînes de proximité et radios communautaires;

- Utilisation des réseaux sociaux tous azimuts;

- Campagne de dépistage volontaire et conseil VIH/IST (unités mobiles) ;

- Distribution des préservatifs masculin et féminin ;

- Démonstration du port correct du préservatif masculin et féminin.

Odile Pahai