Cameroun/Distinction - MINJEC : Avec son humour, KALKAÏSSA AMADOU, fait un triomphe au MASA 2022

L’art étant un transfuge, l’humour peut en détenir les tenants. Doué de sa verve et de son approche singulière, KALKAÏSSA AMADOU a dignement défendu les couleurs du pays lors du Festival MASA (Marché des Arts et Spectacles d'Abidjan) qui s’est tenu à Abidjan (Côte d’ivoire) du 05 au 12 mars 2022, ceci en offrant ce côté burlesque de la société où il a grandi et fait ses premiers pas dans le domaine, et qu’il décrit bien dans ses textes. Venu présenter son trophée et son attestation à MOUNOUNA FOUTSOU ce mercredi 16 mars 2022, il a reçu les vives félicitations et les encouragements de la part du Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique (MINJEC).

L'artiste communément appelé ''Petit Gougou", qui a plusieurs fois participé au Parlement du Rire, émission de rire et de divertissement de la chaîne de télévision Canal+, a durant ce festival été sélectionné parmi 360 artistes tout secteur confondu, et a reçu le prix des 6 meilleurs artistes.
L’artiste vivant à Garoua a présenté son prix et a également tenu à présenter son projet qui consiste à organiser un festival de l’humour dans le Grand Nord afin d’impliquer la jeunesse dans le domaine de l’humour et de la créativité.

"Je pense que je ne pourrai qu'être ému, parce-que je suis très content. Très content déjà parce-que moi je venais d'abord dans un sens où je ne devais pas traverser Yaoundé pour rentrer sur Garoua, dans mon Garoua natal avec ce trophée que j'ai pris là bas. Donc je ne peux qu'être très content, je suis ému en un mot.

Cette passion est partie de l'enfance, parce-que d'un coup j'avais un penchant vers l'art et voilà, j'ai commencé avec des petits dessins et autres. Arrivé à un moment donné l'art m'a appelé, le théâtre m'a appelé, parce-que j'ai d'abord commencé par la compagnie Albatros qui est une compagnie qui est née à Garoua. Alors de là, j'ai pensé, est-ce que je ne pourrai pas voir mon individualité, m'a force personnelle ? Alors, je me suis détaché pour faire dans l'humour et voilà l'humour m'a amené à Abidjan et au "Marché des Arts et Spectacles Africains".

J'ai pleins de projets , mais le projet le plus proche est celui d'organiser ce festival d'humour dans la Région du Nord pour que nos jeunes puissent aussi voir en direct comme moi je voyais à l'époque Michel Gohou à la télé et aujourd'hui je le côtoie.

Je voudrais aussi que les jeunes de la ville de Garoua puissent les côtoyer en direct sur place à Garoua même. Donc à partir de ce festival, on pourra donc passer des messages à notre jeunesse qui est très vulnérable en ce moment parce-qu'ils sont dans les stupéfiants, ils sont dans la violence, et je crois que par là, on pourra faire quelque chose". A rétorqué Kalkaïssa Amadou dit "Petit Gourou".

Le ministre Mounouna Foutsou a loué une telle initiative de ce Jeune, qui permet dit-il, « de démontrer le fighting spirit de la Jeunesse camerounaise ». Allant dans le sens de la sensibilisation contre les fléaux sociaux qui minent la Jeunesse Camerounaise et partant celle de la région du Nord, le membre du gouvernement se réjouit du fort intérêt de ce jeune à vouloir sortir cette jeunesse de cette situation.

Pour cela, il présente notamment le programme national d'Education Civique par le Réarmement moral civique et entrepreneurial (PRONEC-REAMORCE), lancé tout récemment à Logone birni, qui offre des moyens efficaces de lutte contre ces fléaux.

Il continu son propos en instruisant Madame Dontsop, Sous-directeur à la Direction de l'Education Civique et de l'Intégration Nationale, de travailler et accompagner ce jeune artiste afin que son projet puisse prendre corps. Dans son mot de clôture, Mounouna Foutsou, a une fois de plus féliciter le jeune KALKAÏSSA AMADOU pour sa brillante participation au festival MASA.

Aussi, il fait savoir que bien que le domaine artistique relève du Ministère des arts et de la culture, le ministère de la Jeunesse et de l'Education Civique, va voir dans quelle mesure accompagner ce projet car dit-il : « Votre Festival nous intéresse parce que ça concerne les jeunes ».

Source : MINJEC

Odile Pahai